📚☕ Fondant Grignote 🍰🌼

dimanche 15 septembre 2019

"The Highwaymen" : Costner et Harrelson contre Bonnie & Clyde

3318128

Avant de regarder cette production Netflix sortie plus tôt cette année, je ne connaissais du mythique couple de criminels que leurs célèbres noms et quelques informations un peu "romantiques" transmises par les chansons, adaptations etc... Ainsi, j'ignorais qu'ils avaient été considérés, à l'époque de leurs hauts faits (1932-1934, soit peu de temps après la crise boursière de 29), comme de jeunes Robin des Bois, presque comme des héros par une grande partie de l'opinion publique américaine : spécialisés dans l'attaque à main armée de banques à travers 5 Etats, Clyde Barrow (mort à 25 ans), Bonnie Parker (tuée à 23 ans) et leur bande n'ont pourtant pas hésité à assassiner 14 personnes au cours de leur légendaire cavale !

Sans titre 3

Le téléfilm de John Lee Hancock ("Dans l'ombre de Mary"), servi par un casting brillant, une reconstitution soignée et de très beaux plans, retrace les dernières semaines des amants terribles, à partir du moment où Miriam "Ma" Ferguson (Kathy Bates), alors gouverneur du Texas, accepte de reformer temporairement les Texas Rangers en demandant à Frank Hamer (Kevin Costner) et Maney Gault (Woody Harrelson), deux hommes expérimentés, formés pour tuer, deux anciens compagnons d'armes ayant abattu nombre de voleurs et de membres du Ku Klux Klan, de mettre Bonnie et Clyde hors d'état de nuire.

Sans titre 5

Si le rythme est assez lent, j'ai beaucoup aimé en savoir plus sur ce pan de l'histoire américaine. Les deux acteurs principaux se complètent formidablement : Costner, parfait dans le rôle d'un Hamer résolu, placide, efficace ; Harrelson, égal à lui-même en agent alcoolique tourmenté, agité, qui met toujours la réalité à distance. Il y a aussi de vraies bonnes idées cinématographiques, comme le fait de ne pas nous montrer les visages du couple de bandits jusqu'au terrible instant de leur inévitable meurtre. Des images d'archives, poignantes et dérangeantes à la fois, ponctuent la fin de la poursuite et du film. A voir, vraiment. Merci, Mélanie et Eric, pour la recommandation ! ^_^

america
(le Mois Américain 2019 sur le blog)

Posté par FondantGrignote à 06:00 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

vendredi 13 septembre 2019

Tess Gerritsen, "Le voleur de morts"

Sanms titre 1

Hiver 1830. Rose Connolly, 17 ans, émigrée irlandaise de fraîche date, esprit vif et joli minois, se trouve à l'hôpital de Boston, au chevet de sa soeur aînée Aurnia qui est sur le point d'accoucher. Dans la salle commune où se trouve son lit, plusieurs femmes ont déjà succombé aux terribles fièvres puerpérales que les docteurs ne savent pas encore endiguer (il suffit pourtant de se laver les mains avant d'ausculter la patiente suivante !). Tandis qu'Aurnia vient de mettre au monde la jolie Margaret, dite Meggie, Rose sort avec l'enfant qui n'arrête pas de pleurer. En son absence, la nouvelle accouchée, qui ressent déjà les effets de l'infection et se sait condamnée, révèle aux 2 infirmières et au chirurgien présents un lourd secret lié à sa fille. Dans les jours qui suivent la naissance de Meggie et la mort inévitable d'Aurnia, les infirmières et le docteur en question sont retrouvés sauvagement assassinés... Les témoignages évoquent une créature sombre, démoniaque, presque ailée, portant sur le visage le dessin d'une tête de mort. Qui est donc "le Faucheur" ?
Non loin de l'hôpital se trouve l'école de médecine où étudient 4 jeunes gens dont nous suivons aussi le parcours : 3 d'entre eux sont issus de grandes familles (c'est le cas d'Oliver Wendell Holmes, figure historique de Boston, qui fut à la fois poète et médecin), l'autre est fils de fermier et s'appelle Norris Marshall. A l'heure où les cadavres à disséquer et à autopsier manquent cruellement, comment les futurs médecins parviennent-ils à se procurer des corps ? Et auraient-ils des scrupules à tuer pour cela ?

De nos jours, Julia vient de divorcer et s'installe dans une jolie propriété à quelques kilomètres de Boston : enfin chez elle, elle entreprend d'aménager son jardin... mais déterre par hasard les ossements d'une femme ayant apparemment vécu au début du XIXe siècle. Un appel en provenance du Maine l'invite à mener l'enquête pour découvrir l'identité de celle qui a visiblement été assassinée avant d'être enterrée là (j'ai adoré les chapitres se passant chez le vieil Henry Page, dans sa bâtisse au bord de la falaise).

Mêlant habilement l'Histoire à la fiction, et tissant 3 intrigues en parallèle, l'écrivain réussit à tout relier et à nous éclairer : l'intrigue est vraiment intéressante. Si le style d'écriture ainsi que l'histoire d'amour entre Rose et Norris, bien trop rapide pour être réaliste, ne m'ont par contre guère convaincue, pas plus que les personnages que j'ai finalement trouvés assez banals, j'ai tout de même apprécié d'en savoir plus sur la médecine telle qu'on la pratiquait et l'enseignait il y a 200 ans (attention, dans certains paragraphes, il faut avoir le coeur bien accroché). J'ai aussi été touchée par l'amour profond que Tess Gerritsen, qui fut médecin à Hawaï avant d'écrire, voue à cette science.
484 pages

america
(le Mois Américain 2019 sur le blog)

Posté par FondantGrignote à 06:00 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,
jeudi 12 septembre 2019

Morris, "Lucky Luke" : "En remontant le Mississipi*"

(* Graphie avec un seul "p" fréquemment utilisée jusqu'à la fin du XXe siècle)

Couv_247

Alors qu'il vient de convoyer un troupeau jusqu'en Louisiane, Lucky Luke se retrouve dans un bar de la Nouvelle-Orléans, où Barrows et Lowrner, tous 2 capitaines de navires montant et descendant le fleuve Mississippi, se disputent violemment. Notre cowboy prend parti pour Barrows, un homme franc et expérimenté qui commande le "Daisy Belle", face à son adversaire retors. Un pari est alors lancé : lequel des 2 bateaux parviendra en premier jusqu'à Minneapolis, dans le Minnesota, en passant par Memphis et Saint Louis ? Le vainqueur aura l'exclusivité de la navigation sur le Mississippi. Lowrner est prêt à tous les coups bas pour remporter la victoire mais Lucky Luke veille et, même si le niveau du fleuve se révèle capricieux et si les alligators rôdent, il protègera les intérêts de son nouvel ami.
J'ai apprécié le personnage de Ned, le vieux pilote qui a toujours une histoire à raconter, ainsi que la représentation du grand fleuve américain (qui traverse les USA dans le sens nord-sud), entre crues mémorables et niveau presque à sec. Un tome sans Dalton, sans trop de whisky mais avec beaucoup, beaucoup d'eau ! En provenance directe de la médiathèque.
46 pages

america
(le Mois Américain 2019 sur le blog)

Posté par FondantGrignote à 21:00 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,
mardi 10 septembre 2019

Lisa Wingate, "Les Enfants du fleuve"

Sans titre 1

Le 3 août 1939, à Baltimore, la fille d'un sénateur accouche d'un bébé mort-né. Presque le même jour, la famille Foss se désagrège. Les parents, encore jeunes, Briny et Queenie, se vouent un amour sans bornes et vivent sur un bateau de bois, l'Arcadie. L'embarcation est sommaire et l'existence souvent dure mais il fait bon vivre à bord. Non mariés et sans argent (à part les quelques sous que Briny gagne en jouant du piano dans des bateaux-théâtres le long du Mississippi), ils ont 5 enfants. Les 2 aînées, Rill et Camellia, 12 et 10 ans, ne pourraient pas être plus différentes l'une de l'autre, mais elles veillent sur leurs petits frère et soeurs : Gabion a 2 ans, Fern 4 et Lark 6. Ce soir-là, en pleine tempête, Queenie accouche de nouveau : cette fois, ce sont des jumeaux et ça ne se passe pas bien ; Briny doit l'emmener à l'hôpital et charge Rill de veiller sur les enfants en son absence. Le lendemain matin, des policiers viennent chercher les 5 petits : leurs parents ont signé des papiers les confiant à la Société des Foyers d'Accueil du Tennessee de Georgia Tann, de façon à ce que d'autres parents les adoptent ! Stupéfaction ! Dans la maison de Mrs Murphy, à Memphis, la fratrie vit alors l'enfer : changement brutal d'identités, manque de nourriture et de soins, menaces, humiliations, sévices corporels, attouchements par l'odieux homme à tout faire et cousin de la directrice... Par ailleurs, Georgia Tann offre son plus beau sourire et ses plus terribles mensonges aux journalistes et aux dames patronesses. Rill, devenue May, ne cesse d'espérer que leurs parents vont venir les sauver ; elle s'occupe de ses frère et soeurs tout en repensant sans cesse à leur vie d'avant. Comment sortiront-ils de ce cauchemar ?

mplSans titre 1
(détail du mémorial élevé à Memphis)

En parallèle, de nos jours, nous suivons Avery Stafford, 30 ans, la dernière fille du sénateur de Caroline du Sud. Lors d'une visite avec son père dans une maison de retraite, son chemin croise celui d'une certaine May Crandall, qui l'appelle énigmatiquement "Fern". Dans la chambre de la vieille dame, Avery trouve une photo en noir et blanc datant des années 30 : les traits de la femme représentée lui rappellent étonnamment ceux de sa propre grand-mère, Judy... La jeune femme doit-elle chercher à en savoir plus, au risque de braver les foudres de sa famille politiquement correcte et sans cesse placée sous les feux des projecteurs ?

48917d5678a2861fff62a5e7821c86b3
(Enfance, adolescence... par Norman Rockwell :
allez chez Enna : expo au Mémorial de Caen)

Basée sur de terribles faits bien réels, cette histoire est à la fois prenante et poignante : tant de vies détruites ! Georgia Tann, jadis considérée comme la mère de l'adoption moderne et consultée, entre autres, par Eleanor Roosevelt, a aujourd'hui été reconnue comme trafiquant d'enfants, responsables de la mort de milliers d'entre eux, en particulier de nourrissons, entre 1923 et 1949. Son organisation était paradoxale : même si les conditions de vie dans les foyers étaient parfois déplorables, la Société a sans doute contribué à sauver de nombreux orphelins ou petits non désirés en leur permettant d'avoir des parents aimants, mais elle n'hésitait par ailleurs ni à enlever des enfants ni à falsifier des documents pour les "revendre" à des familles aisées ou à des officiels dont Tann achetait ainsi le silence !! Quelle horreur ! Le roman (repéré chez Milly, chez Gambadou puis chez Clarabel) est bien ficelé, fluide mais on ne peut s'empêcher de frissonner à sa lecture. Edifiant et révoltant.
540 pages

america
(le Mois Américain 2019 sur le blog)

Posté par FondantGrignote à 06:00 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,
dimanche 8 septembre 2019

❤ Meryl Streep et Clint Eastwood ensemble "Sur la route de Madison"

Sans titre 1
(la bande-annonce en V.O., qui reste très énigmatique)

Voilà des années que je devais voir ce film (le préféré de ma belle-soeur, qui me le recommandait depuis longtemps), réalisé par Clint Eastwood himself en 1995 ! C'est désormais chose faite et Totoro, qui l'avait déjà vu, l'a de nouveau regardé avec plaisir à mes côtés (et il m'avait prévenue : "Es-tu prête à voir un film dans lequel, pour une fois, Clint Eastwood sourit ?" ;-p). Il s'agit de l'adaptation d'un roman de Robert James Waller (1992) centré autour du personnage de Francesca Johnson (Meryl Streep), qui vient de mourir (le film est construit sur un flashback ; passé et présent se trouvent intelligemment entrelacés).

Sans titre 2

Cette ravissante Italienne a suivi un soldat américain et l'a épousé avant de s'installer dans son exploitation agricole de l'Iowa, un endroit où tout le monde sait tout sur tout le monde et où il ne se passe jamais rien. Comme dans sa vie ! Francesca incarne, en cette année 1965, le stéréotype de l'épouse de fermier : elle s'occupe de la maison, cuisine pour son mari Richard et leurs 2 enfants Michael et Caroline, désormais ados, travaille aussi dans les champs et sait se faire oublier. Elle s'est d'ailleurs oubliée elle-même, au fil du temps. Aussi est-elle impatiente à l'idée de rester seule à la maison durant 4 jours, pendant que le reste de la famille se rend à une grande foire aux bestiaux. Le soir du premier jour, alors qu'elle savoure sa tranquillité ainsi qu'une liberté dont elle ne sait trop que faire, arrive sur son chemin Robert Kincaid (Clint Eastwood), photographe indépendant d'une soixantaine d'années, divorcé, sans attaches, qui a voyagé tout autour du globe et doit réaliser un reportage photo sur les ponts couverts de la région pour le compte du National Geographic. Perdu, il lui demande de l'aider à trouver le pont de Roseman :

"Hi ! I've got the feeling that I'm lost...
- Are you supposed to be in Iowa ?
- Yeah.
- Well, then, you're not that lost."

Cet homme, par le récit de ses pérégrinations, par son charme, sa galanterie, son assurance et sa façon de traiter Francesca comme son égale, va bouleverser la vie bien rangée, étriquée et incolore de l'héroïne. L'horizon de Mrs Johnson s'élargit soudain... mais en a-t-elle le droit ? 
Cette rencontre à la fois merveilleuse et dévastatrice, ces 4 jours décisifs, Francesca les raconte à ses enfants dans 4 carnets qui leur sont remis peu après sa mort : Michael et Caroline s'apprêtent à découvrir des facettes de leur mère qu'ils étaient loin de soupçonner...

Sans titre 3

Dans ce film subtil et poignant, il est question de sentiments, mais aussi de choix, de responsabilité, d'identité, de blues, de la vie dans le monde rural et dans les petites villes de l'Amérique profonde. Une très, très belle histoire d'amour, interprétée avec talent et servie par une image délicate. J'ai beaucoup aimé... et beaucoup pleuré aussi. ^_^

Echo (ferme de l'Iowa, amertume, sentiment d'une existence trop étroite) :
Une journée d'automne de Wallace Stegner, vu chez Florence du Livre d'Après.

america
(le Mois Américain 2019 sur le blog)

Posté par FondantGrignote à 06:00 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,
vendredi 6 septembre 2019

J. Ryan Stradal, "Les cuisines du Grand Midwest"

Sanpms titre 1

Ce roman est un OVNI. Vous voyez un Rubik's Cube ? Quand on arrive peu à peu à mettre toutes les facettes de la même couleur du même côté ? Quand tout s'imbrique et se met en place comme par magie ? Eh bien, c'est précisément ce qui se passe dans ce premier roman sorti en 2015.
Entre 1989 et 2014 à peu près, on suit (de plus ou moins près, c'est ça qui est génial) la (jeune) vie d'Eva Thorvald, née de Lars, d'origine norvégienne, gourmet et cuisinier passionné, installé non loin de Minneapolis, et de Cynthia, qui a abandonné le foyer lorsque sa fille avait à peine 3 mois. Peu de temps après, Lars meurt d'une crise cardiaque et Eva est élevée par son oncle Jarl et sa tante Fiona, qu'elle considère comme ses vrais parents. Elle est très proche de Randy et Braque, son cousin et sa cousine, et, comme son père biologique, elle s'intéresse très tôt à la gastronomie, au mélange des saveurs, au choix des produits, et rêve de devenir chef dans un restaurant, peu importe si c'est dans le Minnesota, dans l'Iowa ou l'Illinois. Elle est loin d'imaginer qu'elle dépassera, dès la vingtaine, toutes ses espérances...

Sans titre 2

On est ici très loin du schéma narratif classique et, si on suit la petite Eva avec attention dans les premiers chapitres (tous portent d'ailleurs des titres liés à l'art culinaire, rien n'étant laissé au hasard), certaines parties vous sembleront très loin du sujet, ou alors on y citera juste le nom de l'héroïne comme ça, en passant : persévérez, car tout finit par s'emboîter avec brio ! Repéré chez Cathulu il y a déjà quelque temps, ce récit m'a surprise, fait sourire et donné faim ! C'est rock'n roll, original, réjouissant et doux-amer juste ce qu'il faut. A lire.
444 pages

america
(le Mois Américain 2019 sur le blog)

Des-livres-en-cuisine-bis
(billet 2019 n°11)

Posté par FondantGrignote à 06:00 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,
mardi 3 septembre 2019

❤ "Les figures de l'ombre" : un film inspirant

Sans tplitre 1

Ce film américain de Theodore Melfi (sorti sur nos écrans en 2017) est un vrai petit bijou d'intelligence, d'émotion et de tolérance ! Au début des années 60, alors que la Russie et les USA se lancent dans la course à la conquête spatiale, la NASA tout récemment créée rassemble les plus grands cerveaux scientifiques.

Sans titre 1

Et dans le groupe ouest des mathématiciennes, installé à 1km du centre des opérations, on trouve une trentaine d'afro-américaines diplômées, des physiciennes, des génies des sciences qui calculent et vérifient un tas de données indispensables à l'avancement de la recherche sur le vol dans l'espace.

Sans titre 2

Parmi elles, nous suivons 3 "figures de l'ombre" ayant réellement existé et qui ont durablement marqué l'histoire de la NASA, 3 femmes, 3 proches amies : Katherine Goble (Taraji Penda Henson), veuve avec 3 filles ; Mary Jackson (Janelle Monae), mariée, 2 enfants, et dotée d'une féroce ambition (elle sera la première femme ingénieure noire de la NASA) et Dorothy Vaughan (Octavia Spencer, vue dans "La couleur des sentiments"), leur responsable un brin plus âgée et passionnée d'informatique (c'est d'ailleurs elle qui supervisera toute la programmation du premier et énorme ordinateur IBM installé pour l'occasion).

vlcsnap-2019-09-02-14h52m52s091

Kirsten Dunst incarne la supérieur de Dorothy, d'abord pétrie de préjugés et soucieuse de rester dans un cadre "convenable" mais qui finira par se laisser fléchir et par faire preuve d'ouverture d'esprit.

Sans titre 4

Al Harrison (Kevin Costner), qui dirige le groupe de travail sur la conquête spatiale, a, lui, sous ses ordres Paul Stafford (Jim Parsons de "The Big Bang theory"), l'ingénieur en chef du programme, mais il a besoin d'un mathématicien pour relire les calculs de Stafford et réaliser des compte-rendus : c'est ainsi que Katherine, la véritable héroïne, arrive au grand QG... A l'heure où le satellite Spoutnik est lancé et où Gagarine s'apprête à devenir le premier homme parmi les étoiles, les Américains doivent impérativement marquer des points de leur côté : c'est ce qu'ils feront avec l'envoi en orbite du sympathique John Glenn (Glen Powell, le bel Américain dans "Le cercle littéraire de Guernesey"). 

Sans titre 3

En plus de l'intérêt documentaire de cette histoire et de l'admiration que font forcément naître le parcours, la ténacité et le travail incroyables de ces femmes à la fois brillantes scientifiques et mères de famille, tous les aspects de la ségrégation raciale et de la lutte pour les Droits Civiques sont aussi abordés. Ainsi Katherine doit-elle courir à chaque fois en talons hauts pour atteindre les toilettes destinées aux femmes de couleur, dans l'aile ouest ! Elle n'est pas non plus censée se servir de la même cafetière que ses collègues. Quant aux repas, ils se prennent inévitablement dans une salle à part...

124569831

J'ai d'ailleurs beaucoup aimé ce que fait Al Harrison pour mettre tout le monde à égalité, et ai apprécié l'évolution des mentalités de chacun. On parle également de Martin Luther King et de JF Kennedy. Tout est fait avec beaucoup de subtilité. Bref, un coup de coeur à voir et à faire voir ! Et la bande-son est signée Pharrell Williams... :-)

Sans titre 5

A lire aussi : le billet de Blandine qui m'a donné envie de regarder ce beau long-métrage. Et Marielle l'a vu, depuis. Merci, Choco-Bro ! ^_^

america
(le Mois Américain 2019 sur le blog)

Posté par FondantGrignote à 06:00 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,