☆ Fondant Grignote ☆

lundi 15 octobre 2018

🍁 Impressions d'automne #3 : des guitares et des feuilles qui croustillent... 🔥

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(très jolie photo repérée chez Marielle : clic clic)

Il me plaît bien, ce petit rendez-vous "cosy"... Alors même si Totoro a été malade, même si le nez de Mini-Troll s'est remis à couler un peu et même si j'ai eu plusieurs réunions la semaine passée, qu'ai-je noté de beau ces derniers jours, en accord avec l'automne qui se déploie ?

~ De l'eau : il a encore plu, tant mieux. Et la brume met du temps à se lever, le matin.

~ Quelques jolies promenades (dont certaines juste dans la colline, autour de la maison, pour ramasser tout un tas de choses passionnantes, comme des chapeaux de glands sous les chênes - à enfiler au bout des doigts, c'est très rigolo ^_^) et quelques sorties, dont l'anniversaire du Couz ! :-)

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~ Dans les z'oreilles : Calogero avec "Fondamental" ("On a tous une bonne odeur de tarte aux pommes, une chanson super en automne, un vieux couloir qui fout la frousse. Dans nos souvenirs, on a tous... Toutes ces pierres sur lesquelles on se hisse et qui font de nous un édifice... Toutes ces pierres semées dans le passé qui nous poussent et nous font pousser...").

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Et surtout une merveilleuse découverte country-pop, Lady Gaga & Bradley Cooper :
 "Shallow, extrait du remake "A star is born" que je verrai EVIDEMMENT dès que possible : une balade rugueuse de facture très classique mais qui me donne des frissons avec ces deux voix magnifiques (Bradley, tu nous avais caché ça ? :-p En plus, c'est toi le réalisateur !?!). Et puis, ça a quelque chose de touchant de voir Lady Gaga sans fard et jouant très bien, d'après les extraits que j'ai pu visionner. Si vous êtes allés au ciné, qu'en avez-vous pensé ? (sinon, le trailer est ici)

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~ Devant les yeux : "Gilmore Girls" qui me plaît beaucoup.

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L'atmosphère d'une petite ville, la vie de tous les jours, la relation entre les protagonistes, une mère et sa fille qui n'ont pas tant d'années d'écart, la maison si douce qu'elles partagent...

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... la kyrielle de gentils personnages secondaires, l'auberge dont Lorelei est manager...

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... les styles vestimentaires, l'ambiance "so 2000" qui me rappelle des souvenirs, les sentiments, les questions, l'importance de la littérature et des livres dans la vie de Rory.

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J'aime la simplicité de cette série que je découvre sur le tard ! J'aime un petit peu moins le caractère de Lorelei, qui me stresse. 5 épisodes de la saison 1 vus cette semaine (40 minutes chacun et tout plein de captures d'écran ^_^) :

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~ Dans la cuisine : préparer le repas du soir pendant que Totoro donne son goûter au P'tit Père = la cuisine comme un petit nid chaleureux. Cette semaine, je me suis métamorphosée plusieurs fois en (gentille) sorcière. Il y avait de gros bouillons dans mon chaudron plein de courge et de carotte. J'ai même sorti mon balai magique (le mixer-pilon de Choco-Mum). Et comme dit le P'tit Clown, "abon acourge"... surtout quand on met du St Marcellin dessus ! ;-p

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Il y aussi eu de délicieux croque-monsieurs à deux étages préparés par Totoro et une mini-tarte aux pommes/chocolat (qui pose entourée de tendres cartes postales et du premier biscuit réalisé par William : un boudin genre pâte à modeler ^_^) :

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~ Un soupçon de déco d'Halloween : je vous montre ça demain.

~ Un peu de décors de cinéma : un manoir anglais (mais, dans le scénario, c'est un endroit dans le nord de la Californie) vu dans "Jurassic World : Fallen Kingdom" (qu'on a bien aimé, tout comme le reste de la saga jurassique ;-p - on est bon public). Quelle magnifique bâtisse !

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Avec une mention spéciale pour la merveilleuse chambre de Maisie, la petite fille au visage d'ange (l'affreuse bébête qui la traque, elle, est nettement moins merveilleuse...) :

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C'était mes "instantanés d'automne" de la semaine... Belle journée à tous et à très vite !

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dimanche 14 octobre 2018

Un 14 octobre en vadrouille : Cédric Gras, "L'hiver aux trousses"

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Cela faisait un petit moment que je n'avais pas lu d'écrivain voyageur. Eh bien, ça me manquait !
Avec Cédric Gras (né en 1982) et son ouvrage de géographie narrative paru en 2015, direction l'Extrême-Orient russe. A
moureux de l'automne, de ses couleurs, de son apaisement, de cette saison qui annonce"la fin, posément", Cédric Gras a conçu un parcours Nord-Sud pour le rechercher, le vivre et le contempler 3 fois en 2 mois, dans 3 régions successives, jusqu'aux rivages de la Mer du Japon. A pied, en camion (de marque Oural, bien sûr), en bateau, en avion parfois (Antonov, évidemment), c'est son périple qu'il nous relate ici...

"A quelques encablures du cercle polaire, Khandyga était le point le plus septentrional de cette expédition hasardeuse et poétique. L'automne y était à point. Les feuillages couvraient les branches autant que le sol. Je devais désormais cheminer avec ce flamboyant compagnon et ne plus le lâcher d'une semelle."

Un peu plus bas géographiquement mais plus haut en altitude :"A ces latitudes, la hauteur a des pouvoirs décuplés sur les températures, la flore et la vie. C'est là que j'ai retrouvé mon rêve, quelque part, aux prémices de l'hiver, aux dernières lueurs de l'automne, aux confins des saisons. On démêlait avec peine les lumières de l'une et de l'autre dans ce jour déjà pâle et teinté de rougeurs. C'était et ce n'était plus l'automne, c'était et ce n'était pas encore l'hiver, un moment indécis, un sursis, avec le sentiment jubilatoire de fermer la marche, d'être les derniers avant le blizzard."

Encore plus loin, au cours du "3ème automne" : "L'automne me déroulait inlassablement son tapis rouge tandis que me poursuivait le souffle du dragon polaire."

Des paysages magnifiques (bien qu'ils n'occupent pas la première place) dans un climat et des conditions forcément rudes. Mais aussi de belles rencontres : ainsi, voici Alena, la maire d'un village complètement perdu et isolé de la taïga, qui va voir ses administrés par voie fluviale et envoie ses 2 enfants au collège, au loin pour plusieurs mois. J'ai aussi noté ce couple de pêcheurs qui hébergent volontiers le géographe :"Le voyageur s'enfonçant vers l'inconnu rencontre toujours une ultime maison isolée, un dernier thé chaud alors qu'il se pensait déjà seul au monde."

Une lecture qui vous transporte.
Malgré beaucoup de nostalgie, cette"nostalgie du futur"  dans des régions reculées au lustre passé et qui connaissent un automne perpétuel depuis 30 ans. Malgré 
un style parfois un peu trop raffiné, recherché, ampoulé POUR MOI (ce qui a ralenti ma lecture - mais finalement, je me demande si, quand on tient ce genre de livre entre les mains, la lenteur est forcément un aspect négatif...?!). Malgré aussi de fréquents exposés historiques ou géographiques qui m'ont moins intéressée que la démarche et le parcours en eux-mêmes (je ne cacherai pas que j'ai passé plusieurs chapitres...). Je garderai tout de même en tête de très beaux paragraphes sur l'automne, des odeurs et des saveurs. Merci, Choco-Mum, pour le prêt ! ^_^
Ailleurs : la chronique de Margaud Liseuse.
267 pages

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Pour les oreilles : "Ma nouvelle valise" (1989).

Chez Kobaitchi qui m'accompagne dans cette aventure :
un 14 octobre avec

vendredi 12 octobre 2018

♡ Ransom Riggs, "Miss Peregrine et les enfants particuliers"

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Wahou, quel formidable moment j'ai passé avec ce roman graphique ! (le récit est régulièrement illustré à l'aide de vieilles photographies authentiques, venues de collections anciennes, des raretés)
De nos jours, Jacob, dit Jake, 15 ans, juge sa vie en Floride bien monotone : pas de véritables amis, des parents maladroits qui ne le comprennent pas et un grand-père farfelu qui, depuis son enfance, lui a raconté tout un tas de contes sur sa jeunesse : il l'aurait passée sur une île merveilleuse du Pays de Galles, entouré d'enfants aux dons étranges, dans un orphelinat géré par un Oiseau qui fumait la pipe... Il lui a même montré des photos, truquées sans aucun doute. Le vieil homme devait perdre la raison. Et puis, très jeune, il a fui la Pologne et les nazis, alors ce traumatisme l'a sans doute marqué à vie. Pas étonnant qu'Abe déraille et soit devenu paranoïaque, redoutant des monstres invisibles !
Cependant, le jour où Jake trouve son grand-père à l'article de la mort, sauvagement mutilé, l'adolescent voit lui aussi un monstre dans les taillis : une effroyable tête avec trois affreux tentacules sortant de la bouche. Evidemment, personne ne prête foi à son témoignage. Quant aux derniers mots murmurés à son oreille par le mourant, ils sont bien énigmatiques et obsèdent le garçon. Enfin, il tombe sur une lettre retrouvée dans un volume légué par Abe, signée Peregrine Faucon...
Sur les conseils de son psychologue, Jake se rend sur l'île de Cairnholm, à la recherche du mystérieux orphelinat évoqué par son aïeul. Accompagné de son père, le héros trouve là-bas de la pluie, des embruns, des gens bourrus et une grande bâtisse à moitié détruite par une bombe durant la Seconde Guerre Mondiale. Une maison hantée, sûrement. Grâce à laquelle Jake va trouver ce qui manque à son existence...

Boucles temporelles, pouvoirs magiques, course-poursuite contre l'ennemi, relation père-fils... ce roman présente mille facettes ! Toutes passionnantes ! Et quelle galerie de personnages intriguants ! Emma qui fait naître le feu dans ses mains, Enoch le leveur de morts, Bronwyn la jeune fille d'une force surhumaine, une autre qui vole, un avaleur d'abeilles, un garçon invisible, une magicienne capable de prêter vie aux végétaux... Voici un premier roman brillant, captivant et maîtrisé. La présence des photos accentue le côté angoissant, dans un style foire aux monstres qui sied à merveille au récit. Tout est pensé, réutilisé, efficace, cohérent, dans un style et une traduction irréprochables (à part les "è" à "événements" et 2 ou 3 coquilles). J'espère bien lire la suite des aventures de ces enfants si particuliers...
433 pages

A lire également : les billets d'Acr0, de Margaud Liseuse, de Noisette, d'EstelleCalim et de Sue-Ricette (entre autres).

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jeudi 11 octobre 2018

Le film "The haunting" pour frissonner

Dans le cadre du Challenge Halloween 2018, cette journée est prévue pour parler de Shirley Jackson, l'auteure de La maison hantée (1953).
Je n'ai jamais lu le roman, par contre j'ai vu à 3 reprises "Hantise", le film qui en propose une adaptation moderne, avec Liam Neeson, Lili Taylor, Catherine Zeta-Jones et Owen Wilson. Il s'agit d'un film de Jan de Bont ("Twister") sorti en 1999 (une première version intitulée "La maison du diable" date de 1963).

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Tout commence avec un universitaire qui souhaite mener une expérience sur la peur et ses effets.

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Pour cela, il passe une annonce dans le journal sous prétexte d'une étude sur le sommeil et rassemble trois "cobayes" dans un grand manoir néo-gothique abandonné...

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... avec hall impressionnant, immenses statues, cheminées scuptées, passages secrets, jardin d'hiver, bibliothèque, bureau, labyrinthe, galerie des glaces et salle de bal : bref, rien ne manque.

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Le docteur Marrow est cependant loin d'imaginer ce qui va s'y dérouler. Car la maison a une histoire...

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Il y a 130 ans, le propriétaire des lieux, Hugh Crain (brrr, un type épouvantable et effrayant ; son portrait fait froid dans le dos d'emblée), avait épousé une belle jeune femme et espérait avoir avec elle beaucoup d'enfants pour peupler la bâtisse.

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Malheureusement, la vie en a décidé autrement, son épouse est décédée et aucun rire n'a jamais résonné entre ces murs. La vérité est encore plus glauque et Eleanor, l'héroïne un peu médium, entreprend d'élucider l'affaire car elle entend comme des appels au secours, des appels d'enfants...

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C'est un bon thriller, proche du film d'horreur, bénéficiant d'abord, cela va sans dire, du charisme de Liam Neeson (héhé ^_^), mais également de décors somptueux très soignés et de l'énergie de Catherine Zeta-Jones, au meilleur de sa forme.

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Alors, une petite séance ciné pour frémir et sursauter, ça vous dit ? :-) Retrouvez ce film en V.O. (en plusieurs parties) sur Youtube ici.

Par ailleurs, Lou, Hilde et Pedro Pan Rabbit évoquent aujourd'hui Shirley Jackson sur leurs blogs respectifs.

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mercredi 10 octobre 2018

Michel Piquemal et Joëlle Wintrebert, "Petite anthologie du fantastique"

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Je ne parlerai pas des textes les plus anciens ("La sonate du diable" de Nerval, "Le masque de la Mort Rouge" de Poe, "La nuit" de Maupassant) ni des plus célèbres ("Le veston ensorcelé" de Buzzati) contenus dans ce petit volume ; simplement des nouvelles que je ne connaissais pas (recueil lu avec mes 4èmes l'année dernière mais paru en 1995) :

Ray Bradbury, "La Grande Roue" (1948) : j'ai beaucoup aimé l'histoire de cette attraction magique, dont chaque tour a le pouvoir de faire rajeunir ou vieillir le propriétaire du manège, un personnage dont le dessein est assez sombre mais qui a le châtiment qu'il mérite. Dans la réalité, les fêtes foraines me plaisent mais il est facile de leur trouver un petit côté inquiétant... (les musiques, les monstres de foire, les sensations fortes, le train fantôme etc)

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(photo prise cet été)

Philip K. Dick, "La dame aux biscuits" (1953) : un petit garçon gourmand se rend régulièrement chez sa voisine, une vieille dame qui lui offre des biscuits pendant qu'il lui fait la lecture. Pendant ce temps, elle retrouve quelque peu la vitalité de sa jeunesse. Jusqu'au jour où, le voyant rentrer à chaque fois plus épuisé chez lui, les parents du garçon lui interdisent d'y retourner. Le jeune héros va donc prévenir son hôtesse... Une fable cruelle et angoissante sur l'éternelle jeunesse. 

H.P. Lovecraft, "Le jour à Wentworth" (1972) : été 1927, dans le Massachusetts, le narrateur traverse de nuit et sous une pluie battante une vallée caillouteuse sombre, déserte et réputée maléfique. Il trouve refuge dans une vieille ferme délabrée, où l'accueille un vieillard semblant attendre quelque chose. En effet, 5 ans plus tôt, Nahum Wentworth lui a prêté une grosse somme d'argent et doit venir la récupérer précisément ce jour-là. Sauf que Wentworth est mort... Mais une formule intriguante trouvée dans un livre de magie le fera peut-être malencontreusement revenir à la vie...? L'atmosphère est suffocante, le récit brillamment composé.

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