☆ Fondant Grignote ☆

mardi 17 avril 2018

Hubert Haddad, "Le peintre d'éventail"

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Chant des mille automnes
le monde est une blessure
qu'un seul matin soigne.

2011. Au pied d'anciens volcans, dans la région montagneuse d'Atôra, au nord-est de l'île de Honshu, se trouve la pension de famille de Dame Hison, une ancienne prostituée qui a choisi de démarrer là une nouvelle vie. Quand elle a acquis le domaine, l'ancien propriétaire lui a expressément demandé de garder près d'elle une vieille servante et un jardinier sans âge, locataire de l'atelier au fond du parc. Le vieil Osaki est aussi poète et peintre d'éventails. Bien des années plus tard, lorsque Matabei, fuyant le drame dont il ne se remettra jamais, s'installe chez Dame Hison, le maître-artiste en fin de vie lui enseignera l'art de la peinture, celui des haïkus et également l'art d'agencer un jardin merveilleux.

"Jardiner, c'est renaître avec chaque fleur."
(pour une description somptueuse de l'écrin végétal qui entoure le gîte, voir le billet du R-A-T de dimanche)

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Les premières pages m'ont laissée perplexe du fait de plusieurs "faux départs" dans le récit et de changements de narrateur, toutefois le malaise n'a pas duré. De nombreux personnages, tantôt étranges, tantôt fascinants, peuplent ce court roman d'atmosphère qui tournera à la tragédie aux deux-tiers. Car c'est l'histoire d'un accident et de deux séismes dévastateurs (ou plutôt 3, si l'on compte l'amour né tardivement dans le coeur du vieux Matabei). Texte initiatique, dur par plusieurs aspects (le deuil, la culpabilité, le devoir, la presque-fin du monde du 11 mars 2011) mais qui invite à mesurer notre respiration, à ouvrir les yeux sur les saisons et sur la nature qui nous entoure, Le peintre d'éventail fait penser à une tasse de thé qui infuse doucement et se savoure en prenant son temps. Dernière chose : la fin est particulièrement soignée... avec un brin d'inattendu.
180 pages

Ailleurs : la chronique de de Jérôme.

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lundi 16 avril 2018

Jack London, "L'Aventureuse"

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Début du XXe siècle, aux îles Salomon, au beau milieu du Pacifique, un Anglais fiévreux se trouve à la tête d'une plantation de noix de coco vacillante sur l'île de Guadalcanal. Endetté, David Sheldon peine à maintenir à flots son exploitation dans laquelle travaillent 200 "recrues" indigènes, autant dire des quasi-esclaves issus de tribus cannibales. Plusieurs "boys" sont également à son service et il a l'habitude de traiter ses affaires perché sur la véranda de son bungalow bâti sur pilotis.
Un jour de tempête, à la tête d'une petite embarcation, surgit la téméraire et obstinée Américaine Joan Lackland (quelle part de "Jack London" y a-t-il donc dans ce nom fictif ? :-p), 22 ans à peine, qui a survécu au naufrage du voilier de son père avec quelques-uns des Tahitiens lui servant à la fois de domestiques et de gardes du corps. A peine sortie de l'enfance, orpheline, éprise de romanesque, elle est cette "Aventureuse" annoncée par le titre français. Tenant par-dessus tout à rester libre, elle est prête à tous les excès et à tous les coups de tête pour défendre son indépendance et réaliser son rêve : devenir "planteuse" sur une île encore à moitié sauvage... Sheldon va devoir faire avec ce tourbillon qui a débarqué sur sa plage et qui compte bien s'installer chez lui !

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Voilà un texte vraiment dépaysant ! On part dans la brousse, voire dans la mangrove, et on y rencontre même des chasseurs de têtes lors d'une chasse à l'homme... :-( Par ailleurs, il tient tout autant du récit d'aventure que du vaudeville (ou tout au moins de la comédie) : les héros forment un duo détonnant. Joan m'a parfois tellement irritée par ses caprices que j'aurais bien aimé lui administrer quelques baffes ! Mais il faut reconnaître que c'est un sacré bout de femme : embobinant les escrocs les plus endurcis, ne leur laissant même pas le loisir de réfléchir, marchandant, commandant les bateaux qu'elle vole parfois, piégeant les crocodiles, nageant au milieu des requins et dirigeant la maison de Sheldon d'une main de fer... Quant à celui-ci, il "s'écrase" : que pourrait-il faire d'autre face à cette extravagante tornade ? :-)

"Bon Dieu ! mon cher, cette fillette est un prodige, une merveille, une... une catastrophe. Oui, c'est cela, une catastrophe, voilà ce qu'elle est ! Elle a traversé Guvutu et Tulagi comme un ouragan."

J'ai évidemment été très gênée par les comportements racistes de l'Américaine et de l'Anglais, ainsi que des blancs en général, mais il ne faut pas oublier qu'au début du XXe siècle, le colonialisme était encore vigoureux et le "darwinisme social" bien ancré dans les esprits. London partageait-il ces opinions ou les a-t-il seulement attribuées à ses personnages dans un souci de vérité historique ? Nul ne le sait et la controverse court toujours... Au final, c'est un livre plutôt léger côté intrigue mais à prendre avec beaucoup de recul concernant le contexte, authentique mais révoltant à notre époque.
322 pages

De London, je me souviens avoir lu, dans un style bien différent : L'appel de la forêt et Construire un feu.

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"les tempêtes des Mers du Sud"

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dimanche 15 avril 2018

Micro-participation au R-A-T japonais de Hilde et Lou

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Ca m'était complètemhent sorti de la tête mais, ce week-end, Lou et Hilde nous (vous ? ^_^) emmènent au Japon avec le marathon qui était annoncé dans le cadre de leur challenge asiatique ! Seule contrainte, entre vendredi matin et dimanche minuit : lire au moins un ouvrage en rapport avec le Pays du Soleil Levant. Ca devrait être réalisable... Belles lectures à tous !
Participantes : Hilde - Lou - L'Or - Margotte - Nathchoco - KobaitchiPurple - Blandine - Bidib.

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Vendredi 13 avril : j'ai bouquiné 15 minutes après avoir mené Mini-Fondant chez sa nounou et juste avant de partir travailler ; 20 autres minutes pendant ma pause-déjeuner, après avoir préparé un contrôle pour les 4° + 25 minutes le soir, au lit (j'ai lutté et puis zzzzz ; pendant le dîner, je m'endormais presque devant la saison 11 de "The Big Bang Theory", c'est dire...) = 40 pages (j'aimerais vite terminer L'Aventureuse de Jack London, qui se passe en Océanie).

Samedi 14 avril : le temps s'est enfin remis au beau et, après une semaine pluvieuse et déprimante au possible, ça fait un bien fou ! On en a donc profité en se promenant et en allant faire quelques courses. Malgré tout, entre la sieste du Lardon et ses moments de jeu, j'ai pu lire 108 pages supplémentaires et laisser quelques commentaires *pom-poms* chez les copines marathoniennes ^_^.

Dimanche 15 avril, 9h : début officiel de ce choco-R.A.T. minus, avec la mise en ligne de ce billet-suivi. Entre hier soir et ce matin, j'ai terminé L'Aventureuse (+ 31 pages) et j'ai commencé un roman se déroulant au Japon : Le peintre d'éventail, de Hubert Haddad. Je ne sais pas si je pourrai beaucoup actualiser ce post dans la journée. On a par exemple prévu d'aller faire un tour de vide-grenier ce matin (faites que je ne trouve aucun livre intéressant, svp !! ^_^). Mais je vais faire un saut chez vous avant de partir. Bon dimanche à tous ! William, qui "danse" à sa façon à côté de moi en écoutant la musique de ses jouets vous salue aussi. ;-) A plus tard !

13h. Rien lu depuis ce matin (mais rien acheté non plus : yeah ! :-p), on a passé beaucoup de temps dehors et j'en ai profité pour photographier un peu les fleurs de notre jardin, notamment les tulipes d'un jaune éclatant qui me plaisent beaucoup :

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14h. Pendant que William fait la sieste dans la maison, on a laissé la porte-fenêtre ouverte et, avec Totoro, on bouquine en buvant un café sur la terrasse. Le manga GTO pour lui (il est dans le thème, hein ? ^_^) et Le peintre d'éventail pour moi.

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Un roman d'atmosphère à l'écriture ciselée : il n'y a qu'à lire cette description du jardin de la pension de famille où réside le personnage principal : si vous avez un peu de temps, lisez cette merveille, vous serez immédiatement transporté au Japon ! (merci, les muscaris, pour le décor :-p)

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17h30. Quel bel après-midi ! J'espère que pour vous aussi. Ici, on a profité du soleil jusqu'à ce que les nuages reviennent (un orage est prévu pour ce soir...). Dans l'esprit des textes contemplatifs japonais, voici notre bonhomme en train d'observer la tortue, retournée dans son enclos après s'être dégourdi les pattes parmi nous :

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21h. Après le repas du petit et celui des grands, ainsi qu'un petit tour des blogs, me voici au lit pour entamer la dernière partie de ce marathon miniature. Je vous dirai demain combien de pages j'aurai lu auprès de mon "peintre d'éventail". ;-) A demain, bonne soirée, tout le monde !

Ajout du 16 avril : au cours de la journée d'hier, j'ai finalement lu les 115 premières pages du beau roman de H. Haddad. Disposant de mon lundi de congé, je pourrais poursuivre le R-A-T aujourd'hui mais comme j'ai prévu d'autres choses, je vais m'arrêter là. Purple et Lou, elles, continuent un peu alors n'hésitez pas à aller les encourager. Voilà pour cette parenthèse asiatique un peu improvisée, avec 284 pages au total. Merci à Hilde et Lou et à toutes celles qui sont venues laisser un petit mot par ici. ^_^ A bientôt !

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samedi 14 avril 2018

Un 14 avril qui fait froid dans le dos : "Ravage" et "Je suis une légende"

Au cinéma, j'ai toujours eu un faible pour les films-catastrophe : "Twister", "Le Pic de Dante" ou encore "San Andreas", j'adore ! Le thème de la fin du monde ou d'une menace pour notre chère petite planète bleue est donc un ressort qui me ravit ! Mes 3 chouchous sur ce point :

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Par contre, en littérature, je n'avais encore lu aucun vrai texte post-apocalyptique (les 12 ou 13 premiers tomes du comics Walking Dead, ça compte ?!). C'était donc un de mes objectifs de l'année.

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♡ Voilà pour commencer un récit de SF (écrit en 1942) passionnant (cf billet de suivi du RAT de février, qui a d'ailleurs donné envie à L'Or de relire ce texte ^_^) qui raconte la fin d'une certaine forme de civilisation...
En 2052, Paris est une mégalopole prospère, hérissée d'immenses tours d'habitations dont les appartements (ou les sous-sols pour les gratte-ciel des classes moins aisées) contiennent des vitrines à ancêtres (les trépassés ne disparaissent plus ; tels des mannequins chéris, ils font partie du quotidien : on vit autour d'eux ou on leur rend visite chaque jour ; seuls les criminels sont condamnés à être pulvérisés ; bref, la mort n'est plus une angoisse). Tous les gestes, déplacements et habitudes confortables du quotidien sont gérés par l'électronique : voitures et autobus aériens, "autostrades" au bitume luminescent, restaurants où n'officient plus aucun serveur, ascenseurs vertigineux. Certains immeubles de bureaux se rétractent même la nuit pour tenir moins de place ! Le "plastec" est partout et on ne cultive plus rien : viande, oeufs, lait, fruits et légumes sont désormais créés entièrement chimiquement en laboratoire. Seul le Sud-Est de la France demeure le "grenier" du pays : là-bas (l'auteur est né dans la Drôme :-p), on continue à cultiver la vigne, les champs et à élever du bétail. L'organisation géo-politique mondiale se trouve aussi dépeinte. Bref, j'ai été fascinée par la description que Barjavel fait du futur... et il n'est pas bien loin de notre réalité !

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L'histoire commence avec François, 22 ans, fils de paysans provençaux, monté à la capitale pour peindre et, en parallèle, devenir ingénieur chimiste. La jolie Blanche, de la ferme voisine, s'est elle aussi installée à Paris : officiellement, pour suivre la formation de l'Ecole Féminine, officieusement pour devenir une star de la chanson. Et c'est ce qu'elle est en passe de devenir, avec l'aide de l'imbuvable Jérôme Seita, directeur de Radio-300, lorsque tout s'effondre.
Brutalement, sans trop savoir pourquoi, les Français basculent dans un monde sans électricité ; les appareils tombent en poussière ; l'obscurité enveloppe Paris... avant qu'un gigantesque incendie dévore tout sur des centaines de kilomètres ! François, Blanche et d'autres personnages, comme le mécanicien Pierrot et sa jeune épouse enceinte, vont s'organiser pour fuir l'apocalypse. En bravant la loi martiale, en luttant contre les flammes, la cruauté humaine et le choléra qui fait son retour. Commence alors pour cette douzaine de survivants un terrible parcours pour tenter de quitter Paris, de s'éloigner des hommes redevenus des bêtes, et d'atteindre le Sud pour, peut-être, y créer une société qui tirera les enseignements de ses erreurs...

Wahou, quel souffle, quelle plume, quelle tension et quelles visions intéressantes ! J'ai adoré, vous l'aurez compris, et me voici dorénavant réconciliée avec Barjavel (dont j'avais carrément abandonné La nuit des temps il y a quelques mois). Un très grand roman (trouvé dans la réserve du collège ;-p) qui pose de vraies questions : que deviendrions-nous sans les sources d'énergies qui nous apportent confort et assurance au quotidien...? que serions prêts à faire pour sauver notre vie...?
313 pages

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♡ Ma seconde lecture sur ce thème fut également un énorme coup de coeur !! (lecture achevée en moins de 24h - pendant un jour de congé - c'est dire ! :-p) En 1954, l'année de parution du roman, c'était de la SF ; pour nous c'est déjà du passé...

Le monde est devenu fou, songea-t-il. Les morts s'y promènent à leur guise et cela ne m'étonne même plus. Il était devenu banal de voir les cadavres sortir de leur tombe. Comme il est facile d'admettre l'invraisemblable, avec un peu d'habitude !

En 1975, la planète a été confrontée à une épidémie massive : en effet, en un temps record, la population s'est transformée en une foule de buveurs de sang. Dormant la journée, sortant la nuit, s'entretuant, ces vampires représentent une menace pour Robert Neville, le héros de 36 ans vivant à Los Angeles, qui a déjà enterré sa fille et sa femme adorées. Désormais, barricadé dans sa maison métamorphosée en bunker imprenable, Neville s'est organisé pour survivre : réserves de nourriture, groupe électrogène, voiture bien entretenue, volets solides aux fenêtres, chapelets d'ail tout autour... Mais la solitude lui pèse tellement ! Pour oublier l'absurdité de sa condition et apaiser les désirs qui le rongent, il recourt à la musique classique et au whisky ; il prend aussi parfois des risques inconsidérés. Un jour, l'apparition d'un chien en plein jour lui rend espoir, mais pour combien de temps ? Et Robert, sans doute le dernier humain sur Terre, ne finira-t-il pas malgré tout par devenir une "légende" ?

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Là encore, j'ai été époustouflée par la tension continuelle que maintient Matheson ! Y compris dans les introspections du protagoniste, qui n'enlèvent rien à la vivacité ni à la force de ce récit passionnant ! Un incontournable, c'est certain. Enfin, comme j'ai vu l'adaptation en film (2007) en compagnie de Totoro il y a quelque temps déjà, je peux dire qu'avec Will Smith pas mal d'éléments du texte ont changé (par exemple, au lieu de L.A., on évolue dans un New York désert) mais franchement, le long-métrage est à la hauteur de l'écrit.
228 pages

Très emballée par cette thématique, j'aimerais poursuivre l'an prochain avec d'autres romans évoquant
virus mondiaux et joyeuses contagions - ça aussi, au cinéma, j'aime beaucoup :
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Pour finir, tout ça m'a rappelé un jeu vidéo auquel Totoro
a beaucoup joué ces dernières années : "The last of us".
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Pour les oreilles : "Attention, danger !".

Chez Kobaitchi qui m'accompagne dans cette aventure :
un 14 avril avec

mercredi 11 avril 2018

Wurm + Dufaux, "Les Rochester" tomes 1, 2, 3

Un duo d'illustrateur et scénariste franco-belge signe ici une série très "british" éditée entre 2001 et 2009. Les trois premiers tomes, trouvés totalement par hasard à la médiathèque, sont sortis en 2001, 2002 et 2004, et les deux premiers intitulés L'affaire Claudius et Claudius ne répond plus forment un dyptique. 

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Elza Rochester, une belle et piquante jeune femme issue de l'aristocratie, s'apprête à épouser Lord Charles, héritier d'une grande famille de la haute société mais insipide et peu sûr de lui. S'il veut se marier avec Elza, c'est tout simplement pour satisfaire sa grand-tante et toucher sa part du magot familial ! Car Charles ment à tous ses proches : joueur, endetté et homosexuel, il ne colle pas vraiment à l'étiquette imposée dans son milieu... et se trouve lui-même manipulé par deux escrocs... Elza sera-t-elle dupe ? Pour l'épauler dans cette sinistre histoire, elle peut compter sur son meilleur ami de la bonne société, Anthony, le bon goût anglais personnifié, BCBG au possible et pince-sans-rire. Il y a aussi Jack, son ex-mari épousé dans un instant de folie, journaliste sportif sans le sou mais intrépide et doté d'un physique à la Harrison Ford dans "Indiana Jones". Bref, une fine équipe qui va évoluer à travers Londres et les manoirs environnants.
Une BD-polar soignée et efficace.

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Le 3ème volume a pour titre La Liste Victoria et, s'il met à nouveau en scène Anthony et Jack, il ne laisse que peu de place à Elza, sauf pour montrer Jack en train de la reconquérir. Mais d'autres protagonistes féminins apparaissent. En outre, s'il s'agit toujours d'une enquête à résoudre dans Londres, le côté polar prend ici une coloration fantastique : au club qu'ils fréquentent tous les 2, Sylvian, un ami d'Anthony, lui parle de sa femme qui vient de mourir et de sa fille Victoria, une adolescente qui passe son temps à parcourir les journaux et à souligner des noms, des endroits au fil des pages... Les héros découvrent vite que ces mots correspondent à des drames sur le point de se produire. De quel étrange don la jeune fille dispose-t-elle pour établir ces prédictions déroutantes ?
Je me suis à nouveau laissé prendre par l'intrigue, par les textes, toujours très bien écrits, et l'aspect surnaturel m'a bien plu aussi.

Bref, une triple rencontre inattendue pour une lecture très "classe" !

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(13ème participation)