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mercredi 19 juin 2019

"Le retour de Mary Poppins" avec Emily Blunt

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(bande-annonce)

Youpla ! RevoilĂ  Mary Poppins que nous n'avions plus revue au cinĂ©ma depuis les annĂ©es 60. La revoici cette fois sous les traits de la charmante Emily Blunt (une de mes actrices actuelles prĂ©fĂ©rĂ©es, nĂ©e elle aussi en 1983 - hĂ©hĂ© ^_^), dans une suite inspirĂ©e des autres romans de la sĂ©rie (il y en a 8 en tout).

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Les annĂ©es (une vingtaine) ont passĂ© au 17, Cherry Tree Lane et la Grande DĂ©pression est arrivĂ©e. Michael Banks, qui habite toujours la maison de ses parents et emploie toujours Helen la gouvernante (Julie Walters), Ă©lĂšve seul ses 3 enfants depuis la mort de son Ă©pouse adorĂ©e. Annabel, John et Georgie peuvent aussi compter sur Jane, leur joyeuse tante progressiste (Emily Mortimer) qui plaĂźt bien Ă  Jack, l'allumeur de rĂ©verbĂšres du quartier. Et en ces temps difficiles, les Banks auraient bien besoin de lumiĂšre : en effet, Michael, petit employĂ©, doit rembourser un prĂȘt important Ă  la banque. S'il ne parvient pas Ă  payer ce qu'il doit ou Ă  retrouver le document attestant que son pĂšre possĂ©dait bien des actions, la famille devra dĂ©mĂ©nager. Pour se changer les idĂ©es, les 3 petits vont au parc s'amuser avec le vieux cerf-volant tout rafistolĂ© de leurs pĂšre et tante (cf "Let's go fly a kite").

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Le vent souffle fort, le jouet s'envole et... Mary Poppins surgit en le ramenant avec elle : elle a compris que les enfants Banks avaient de nouveau besoin d'elle et de la fantaisie qu'elle sait si bien insuffler quand la vie devient sombre.

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Ce film musical de 2018 est fidĂšle Ă  l'original, aussi bien dans la conception des gĂ©nĂ©riques un peu surannĂ©s que dans le scĂ©nario et la technique (on trouve mĂȘme un long passage, trĂšs rĂ©ussi, oĂč film et dessin animĂ© s'entremĂȘlent) : j'ai vu en ce long-mĂ©trage le digne successeur de celui de 1964... ainsi qu'un hommage rendu au film qui a fait les beaux jours de Julie Andrews : on retrouve avec plaisir quelques airs bien connus au tout dĂ©but, quelques rĂ©pliques-culte mais Ă©galement des lieux et des objets emblĂ©matiques que les fans reconnaĂźtront illico presto, ou encore des personnages qui sont toujours lĂ  (Helen, l'amiral Boom) ou habilement Ă©voquĂ©s (Bert). Le lien entre les 2 films est trĂšs bien rendu ! L'image nous a paru trĂšs belle et l'humour, facĂ©tieux et actuel (la scĂšne de rencontre avec Seamus, le conducteur de calĂšche, nous a par exemple bien fait rire) :

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Le casting réserve quelques belles surprises avec des guest-stars aussi bien britanniques qu'américaines comme Angela Lansbury, Colin Firth, Meryl Streep et surtout l'impressionnant Dick Van Dyke qui, à 92 ans, esquisse encore des pas de danse et n'hésite pas à faire des clins d'oeil à ses performances inoubliables en Bert (et en Mr Dawes Sr, à l'époque ^_^).

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Emily Blunt fait une parfaite Mary Poppins au port de tĂȘte altier, guindĂ©e et hautaine juste ce qu'il faut et subtilement malicieuse quand on ne s'y attend pas. Seul petit bĂ©mol (mais qui ne tient pas Ă  l'actrice), le spectacle du music-hall Ă  l'intĂ©rieur de la faĂŻence : j'ai trouvĂ© la tenue et les postures de l'hĂ©roĂŻne peu seyantes et peu Ă©lĂ©gantes, cela m'a dĂ©rangĂ©e. Ah et puis, la scĂšne autour de Big Ben : tout ça pour ça !?! :-)

Alors certes, la magie n'a pas exactement opéré pas comme lorsque j'avais 8 ans (et c'est normal) mais, pour les enfants qui rencontrent Mary aujourd'hui, c'est une bonne façon de découvrir son univers doux-amer, à la fois réconfortant et teinté d'une pointe de nostalgie. Pour conclure, on a passé un agréable moment et le spectacle nous a ravis : off we go ! :-)

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Pour conclure : les impressions de Samarian ; le fabuleux Noël 2018 de Pedro.

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Mary Poppins sur le choco-blog : Pamela Lyndon Travers, Mary Poppins ; le film "Saving Mr Banks" avec Emma Thompson et Tom Hanks ; Mary Poppins revient au chaletle premier film vu (en petits bouts) par le Lardon, à Noël.

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J'en profite en outre pour vous montrer un aperçu des tenues d'Emily Blunt que j'aime bien... Un peu de "british fashion", ça vous dit ? ^_^

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Il faut dire que l'univers de la mode, ça la connaßt ! Vous vous souvenez du film "Le Diable s'habille en Prada" ? (dans lequel elle partageait déjà l'affiche avec la grande Meryl Streep) :

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Emily Blunt sur le choco-blog : vue dans "The Jane Austen book club" ; "Le Diable s'habille en Prada" ; "The Young Victoria" (LIEN) ; "Petits meurtres à l'anglaise" et "Edge of Tomorrow" aux cÎtés de Tom Cruise.

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Euh sinon, en privĂ© : avec son Ă©poux et leurs filles, Hazel et Violet. Pour la petite histoire, Felicity, sa soeur, est mariĂ©e avec Stanley Tucci, autre acteur de "Le Diable s'habille en Prada" : ils se sont rencontrĂ©s en 2010, justement lors du mariage d'Emily avec John Krasinski. C'est fou, non ? ;-p

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(billet 2019 n°16)
(présentation et choco-récap)

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mardi 18 juin 2019

E.M. Delafield, "Pas facile d'ĂȘtre une lady !"

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Cet ouvrage fut un hit en Angleterre alors qu'on le dĂ©couvre Ă  peine en France depuis quelques annĂ©es (Titine en a parlĂ© ici). EdmĂ©e Elizabeth Monica Dashwood (1890-1943), nĂ©e de La Pasture (d'oĂč le pseudo Delafield), livre ici un journal rĂ©jouissant prenant place en 1929-1930 : un texte certes fictif mais trĂšs largement inspirĂ© de sa propre vie.

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Nous voici dans le Devonshire, dans un petit village Ă  la Agatha Raisin, avec ses associations de dames patronesses, sa petite communautĂ© adorant les potins et tout un tas d'amies chĂšres (mais qu'on adore critiquer quand mĂȘme).
La narratrice vit avec son mari Robert (en vrai, Arthur), taiseux, abrupt, pas trĂšs courageux et s'endormant invariablement en lisant le Times. Elle a 2 enfants, Robin (qui semble avoir une douzaine d'annĂ©es) et Vicky 6 ans (en rĂ©alitĂ©, Lionel et Rosamund), qu'elle adore mais avec une nette prĂ©fĂ©rence pour son fils aĂźnĂ©. Comme notre Lady est une femme dĂ©Ă©Ă©bordĂ©Ă©Ă©, Robin est interne dans son Ă©cole et Vicky est Ă©levĂ©e par "Mademoiselle", une gouvernante française qui aime tout dramatiser et qui ne mĂąche pas ses mots. La maisonnĂ©e fonctionne aussi grĂące Ă  quelques domestiques fidĂšles. Et il vaut mieux qu'ils le soient car l'hĂ©roĂŻne, constamment au bord de la banqueroute, est aussi peu douĂ©e pour faire des Ă©conomies que pour jouer au tennis ! C'est simple : elle accepte des invitations Ă  dĂ©jeuner uniquement parce qu'elle est sĂ»re d'ainsi faire un repas dĂ©cent et de manger mieux que chez elle. Et son mari rĂąle, bien sĂ»r ! :-)
Ne vous faites quand mĂȘme pas trop de souci : comme Lady prend tout Ă  la lĂ©gĂšre, l'Ă©tat dĂ©sastreux de ses finances ne l'empĂȘche quand mĂȘme pas de faire du shopping, de partir bronzer sur la CĂŽte d'Azur avec sa copine Rose ni de passer quelques jours Ă  Londres.

Le rĂ©cit de son quotidien, de ses mĂ©saventures et de ses sorties mondaines est trĂšs plaisant Ă  lire ! D'un ton dĂ©licieusement caustique, elle partage ses questionnements, ses prĂ©jugĂ©s et ses maladresses :

"Je m'exclame - un peu Ă©tourdiment, peut-ĂȘtre - qu'ĂȘtre veuve et sans enfants est sĂ»rement la chose la plus merveilleuse au monde, mais le silence rĂ©probateur de Robert me rappelle Ă  moi-mĂȘme et m'oblige Ă  dire que ce n'est pas du tout ce que je voulais dire."

Dans le fond, elle est touchante (mais tĂȘte Ă  claques ;-p), comme une habile rencontre entre Deborah, duchesse of Devonshire et Tante Mame (en nettement moins fortunĂ©e que ces deux-lĂ ).
252 pages

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(billet 2019 n°15)
(présentation et choco-récap)

lundi 17 juin 2019

❀ Jessica Fellowes, "Les soeurs Mitford enquĂȘtent - L'assassin du train (1)"

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L'intrigue de ce roman policier d'une efficacité redoutable démarre en décembre 1919 pour s'achever en novembre 1921 au cours d'un grand bal, avec quelques flashbacks et extraits de lettres datant de 1917.
Nous voici Ă  Londres. 
Louisa Cannon, 18 ans, vient de perdre son pĂšre et aide sa mĂšre, simple blanchisseuse, Ă  s'en sortir. La vie est dure et ce n'est pas l'oncle Stephen, rustre et dĂ©plaisant, qui arrange les choses ; en effet, il se montre dĂ©sagrĂ©able avec Louisa et va mĂȘme jusqu'Ă  monnayer les charmes de sa jeune niĂšce pour pouvoir se payer des verres au pub ! C'en est trop pour Louisa...
Un soir, l'hĂ©roĂŻne croise une ancienne amie Ă  elle, mariĂ©e depuis peu dans le grand monde : Jennie se promĂšne avec Nancy Mitford, 16 ans, fille aĂźnĂ©e de Lord et Lady Redesdale et qui a dĂ©jĂ  l'assurance d'une adulte ! Louisa apprend alors qu'on cherche une 
bonne d'enfants pour assister Nanny Blor, la gouvernante des hĂ©ritiers Mitford (6 bientĂŽt 7 car Lady Redesdale attend la petite derniĂšre, DĂ©borah, qui deviendra Duchesse de Devonshire) : la voilĂ , la solution Ă  ses problĂšmes ! Louisa postule immĂ©diatement pour la place, quitte Ă  enjoliver lĂ©gĂšrement ses expĂ©riences passĂ©es.
Or, le jour oĂč Louisa doit se prĂ©senter Ă  Asthall Manor, son oncle l'emmĂšne de force Ă  Victoria Station pour la "vendre" Ă  un de ses copains de beuverie. Louisa s'enfuit et, alors qu'elle se dĂ©mĂšne pour se rendre chez les Mitford et ne pas laisser filer la chance de sa vie, elle apprend que, dans un wagon du train suivant, sur la mĂȘme ligne, un crime odieux a eu lieu : on a sauvagement agressĂ© Florence Nightingale Shore, la cinquantaine, filleule de la cĂ©lĂšbre infirmiĂšre portant le mĂȘme nom et s'Ă©tant illustrĂ©e lors de la Guerre de CrimĂ©e. La victime revenait tout juste de France oĂč elle avait, elle aussi, soignĂ© de nombreux soldats, parmi lesquels Lord Redesdale, justement. Les destins de Florence, de Louisa et, par ricochet, de Nancy vont se retrouver Ă©trangement liĂ©s...

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(l'illustre Florence Nightingale, tante de la victime)

J'avais dĂ©jĂ  beaucoup aimĂ© lire la passionnante biographie Ces extravagantes soeurs Mitford signĂ©e Annick Le Floc'hmoan et, sans surprise, j'ai adorĂ© les retrouver dans cette fiction ! Une intrigue brillamment construite (ce n'est pas Ă©tonnant quand on sait que l'autrice est la niĂšce de Julian Fellowes : Belgravia, "Downton Abbey"...) et basĂ©e sur des Ă©vĂ©nements rĂ©els (Ă  ce jour, l'assassinat de Florence Nightingale Shore n'a jamais Ă©tĂ© Ă©lucidĂ©) ; des personnages vraiment bien campĂ©s, intĂ©ressants et attachants (la famille Mitford est reprĂ©sentĂ©e avec beaucoup de justesse) : bref, ce premier tome est une totale rĂ©ussite. Je ne me suis pas ennuyĂ©e un seul instant !
534 pages
D'autres avis chez : MyaRosa, George et Bianca.

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(billet 2019 n°14)

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(billet 2019 n°14)
(présentation et choco-récap)

vendredi 14 juin 2019

14-16 juin : R.A.T. du Mois Anglais (suivi)

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(billet n°13)
(présentation et choco-récap)

Hello, tout le monde !
Bienvenue au marathon de lecture anglais de ce week-end !

Lou et Titine sont aux commandes et il est dĂ©jĂ  certain que nous passerons un formidable moment tous ensemble : time to eat, drink, read, write, comment, speak, watch... etc in englishPour cĂ©lĂ©brer ce RAT comme il se doit, j'ai d'abord composĂ© un logo-mix Ă  partir de ceux vus il y a 15 jours ; j'ai juste ajoutĂ© Neil Gaiman Ă  droite pour rester chic et dans le ton, hein. Et puis...

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Et puis on a regardé "Gambit, arnaque à l'anglaise" (2012, remake des frÚres Cohen, forcément déjanté mais maßtrisé) avec Alan Rickman, Colin Firth et Cameron Diaz, alors tadam, je n'ai pas résisté :

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Bon week-end Ă  tous ! ;-)

📚 Vendredi

C'est mon vendredi Ă  5h de cours mais j'ai pris de l'avance en bouclant tous mes bulletins du 3e trimestre hier soir, alors je vais sans doute arriver Ă  lire durant mes plages libres (et tĂącher de laisser de cĂŽtĂ© les problĂšmes de rĂ©partition au boulot, qui me pourrissent la vie depuis 10 jours... euh en fait, pour ĂȘtre tout Ă  fait honnĂȘte, c'est pĂ©nible depuis mi-janvier). Le temps est maussade, trĂšs lourd, orageux mais il ne pleut pas.

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Premier objectif-lecture : terminer mes 2 romans en cours (c'est pourtant trÚs rare que je jongle entre 2 ouvrages) et croquer quelques cerises (trÚs belle récolte chez nous, cette année :-p). Je vous montre aussi la PAL dans laquelle je pourrai piocher pour la suite (ci-dessous). A plus tard !

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Entre tÎt ce matin (alors que le Lardon finissait sa nuit puis pendant que je l'entendais chantonner et refaire le "bip bip" du camion qui recule dans son lit ^_^) + ma parenthÚse entre nounou et départ au collÚge + la pause-déjeuner à la maison (en regardant un épisode de "Ab Fab"), j'ai progressé de 136 pages dans L'assassin du train. C'est une lecture fluide, agréable, qui file à grande vitesse (hum, pas terrible, le jeu de mots ;-p). A ce soir.

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Dans la voiture ce soir, en rentrant du boulot, j'ai mis Ă  fond les chansons des annĂ©es 90-2000 que j'Ă©coute depuis une semaine ; je me replonge avec bonheur dans mes annĂ©es Oasis. :-) Le quintet de Manchester a quand mĂȘme laissĂ© des morceaux-culte : "Whatever", "Don't look back in anger", "Wonderwall"... Ah, les frĂšres Gallagher, toute une Ă©poque ! 

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Bonne soirĂ©e Ă  tous ; ici, une fois le Loustic endormi, ce sera dĂźner en amoureux en regardant la fin de "Rush Hour" (avec Jackie Chan et Christ Tucker, 1999 - je ne l'avais jamais vu et, avec Totoro, on affectionne tout particuliĂšrement les comĂ©dies d'action de cette pĂ©riode). Ca se passe au moment oĂč Hong Kong sort de l'Empire Britannique. A demain !

📚 Samedi

13h15. Hello, hello ! J'espĂšre que vous allez bien. Ici, le soleil est peu Ă  peu revenu, ça fait plaisir. Entre hier soir et ce matin (avant que le Lardon ne se lĂšve puis pendant que les garçons jardinaient dehors et que le repas de midi cuisait), j'ai pu achever le roman de Jessica Fellowes et me suis rĂ©galĂ©e. 178 pages de plus. A prĂ©sent, Totoro est en train de mettre William au lit pour la sieste et je m'apprĂȘte Ă  reprendre Fenny, que j'ai dĂ©laissĂ© depuis 2 jours. A tout Ă  l'heure...

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15h. AprĂšs avoir bouquinĂ© un moment sur la terrasse (oĂč il fait chaud juste comme il faut), je suis rentrĂ©e m'installer sur le grand canapĂ© du sĂ©jour. Cet aprĂšs-midi, je jongle entre Fenny (qui raconte l'histoire d'une famille anglaise et d'une jeune gouvernante passant l'Ă©tĂ© Ă  Florence dans les annĂ©es 30) et A la claire fontaine (le tome 7 des enquĂȘtes toujours rĂ©jouissantes d'Agatha Raisin). Mon billet sur L'Assassin du train est bouclĂ©, ouf car j'entends l'Asticoups qui se rĂ©veille ! Je ne sais pas trop qui d'autre prend part Ă  ce R.A.T. alors dĂ©solĂ©e si je ne passe pas vous encourager mais le coeur y est... :-) A plus tard pour le dernier point du jour.

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22h. Depuis la fin de la sieste, on a fait quelques courses, jardinĂ© et reçu un couple de copains pour un p'tit apĂ©ro en tout dĂ©but de soirĂ©e. Je me suis ensuite chargĂ©e du bain mais, aprĂšs, non seulement Totoro a prĂ©parĂ© une quiche pour le dĂźner mais il a aussi annoncĂ© qu'il allait coucher P'tit Pims pour que je puisse encore lire. Oui, je suis bien Ă©paulĂ©e ce week-end ! ^_^ J'ai mĂȘme pu me mettre 2 parts de cĂŽtĂ© pour les savourer tranquillement un peu plus tard, en compagnie d'Agatha Raisin. Bilan de cet aprĂšs-midi et de la soirĂ©e : 66 pages plus loin dans A la claire fontaine et 26 (grandes) pages supplĂ©mentaires de Fenny. Bonne nuit, tout le monde !

📚 Dimanche

6h20. Good morning ! How do you do ? ;-) RĂ©veillĂ©e tĂŽt ce matin, je suis restĂ©e au lit et ai poursuivi le tome 7 de M.C. Beaton. Les gars dorment toujours. Comme on va passer une grande partie de ce dimanche dehors et que j'ai promis de prĂ©parer des mini-feuilletĂ©s au pesto, je ne crois pas que je pourrai beaucoup lire avant le dĂ©but de la soirĂ©e. Un rapide point sur les futurs billets Ă  paraĂźtre et je retourne dans les Cotswolds. A plus tard pour le total des pages grappillĂ©es par-ci par-lĂ  au cours de ce dimanche !

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Finalement, entre la matinĂ©e et la soirĂ©e, j'ai tout de mĂȘme pu lire encore 98 pages d'A la claire fontaine. Vive Agatha et ses amis/ennemis ! :-) JournĂ©e en plein air agrĂ©able mais on est tous fatiguĂ©s : on ne fera pas de vieux os. 

Le bilan de ces 3 jours donne donc : 136 + 178 + 66 + 26 + 98 = 504 pages.
J'ai seulement terminé 1 des 2 ouvrages prévus mais tant pis : lire autant m'a fait un bien fou !
Thank you Lou pour la mise en place de ce RAT et thank you Ă  vous pour vos adorables commentaires ! ^_^

mardi 11 juin 2019

Isabel Colegate, "La partie de chasse"

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RepĂ©rĂ© chez MyaRosa et retrouvĂ© chez Titine, ce roman de 1980 est apparemment un classique et m'a rappelĂ© Au temps du roi Edouard de Vita Sackville-West ou encore Et la vague les emporta... de Molly Keane. 

Fin octobre 1913, dans l'Oxfordshire, l'automne est Ă©clatant. Le moment idĂ©al pour organiser la traditionnelle et cĂ©lĂ©brissime chasse Ă  laquelle le vieux Sir Randolph Nettleby convie les meilleurs fusils du pays : des tĂȘtes couronnĂ©es parfois, des Lords toujours, de riches propriĂ©taires terriens. Une quinzaine de personnes triĂ©es sur le volet, cĂ©libataires ou en couple, viennent ainsi passer 3 jours au manoir, occupant les nombreuses chambres du domaine et rĂ©jouissant Lady Minnie Nettleby, qui aime tout particuliĂšrement recevoir et ĂȘtre entourĂ©e d'une foule de gens. Alors que les domestiques veillent au bien-ĂȘtre des convives et que le garde-chasse organise les festivitĂ©s en gĂ©rant une centaine de rabatteurs, le roman nous dĂ©voile, dans un rythme lent et dosĂ©, les secrets, les alliances, les tromperies, les accords entre Ă©poux, les unions arrangĂ©es, les convoitises, les potins, les dessous et les craintes d'une aristocratie sur le dĂ©clin... Certains personnages semblent inconscients de l'extinction toute proche de leur classe et se glissent dans la vie avec frivolitĂ©, oubliant les hypothĂšques et la menace d'une guerre au profit de l'amour, de la mode, du bridge,  ou de l'organisation d'un grand dĂ©jeuner dans le pavillon de chasse. D'autres protagonistes comme Sir Randolph, au contraire, cruellement lucides, sont trĂšs au fait de la situation sociale et politique, au fait de la ruine de l'Angleterre rurale et en Ă©prouvent des sentiments mĂȘlĂ©s : soulagement Ă©phĂ©mĂšre, mĂ©lancolie, peur, dĂ©sarroi.

~ (dans une lettre) La vie est scandaleusement agrĂ©able pour nous qui avons eu la chance de naĂźtre au bon endroit.

~ La nostalgie des chasses d'autrefois, dans son enfance [...], quand la vieille reine Ă©tait encore sur le trĂŽne et que personne n'avait encore jamais entendu parler de Lloyd George. (premier Premier Ministre libĂ©ral au Royaume-Uni)

~ Il ne se sentait pas encore tout Ă  fait un fossile mais il avait effectivement le sentiment de vivre la fin d'une Ă©poque. [...] les ouvriers en grĂšve, les vocifĂ©rations des suffragettes, les terroristes irlandais, les scandales de la Bourse et le suffrage universel. Si la hiĂ©rarchie Ă  laquelle il appartenait devait ĂȘtre balayĂ©e par la dĂ©mocratie absolue, de quoi hĂ©riterait son fils ? Et son petit-fils ?

~ Le monde rural n'intĂ©resse plus personne actuellement.

Il y a comme une Ă©lĂ©gance tragique dans cet ouvrage, comme dans les autres livres que j'ai pu lire sur ce thĂšme. NĂ©anmoins, ce que j'ai trouvĂ© particuliĂšrement intĂ©ressant ici, c'est que le temps s'y trouve comme dĂ©composĂ©, ralenti, condensĂ© : tout tient en 2 journĂ©es. Le temps passe lentement car le rĂ©cit nous promĂšne d'un personnage, d'un point de vue, Ă  un autre, ce qui nous permet de plonger dans les diffĂ©rentes strates de la sociĂ©tĂ© et de mieux percevoir les prĂ©occupations de chacun. RĂ©cit choral, tableau complet d'une part de civilisation, comme une photo fidĂšle, un instantanĂ© Ă  plusieurs facettes, il s'agit d'un trĂšs beau rĂ©cit portĂ© par une montĂ©e en puissance dramatique mais qui a dĂ©jĂ  le parfum de l'oubli...
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(billet 2019 n°12)
(présentation et choco-récap)

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lundi 10 juin 2019

Thomas Hardy, "Tess d'Urberville"

(en ce 10 juin, RDV commun autour d'une région anglaise au choix)
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AprĂšs le film "Loin de la foule dĂ©chaĂźnĂ©e" et le rĂ©cit Le maire de Casterbridge, voici le 3e "roman du Wessex" de Thomas Hardy qu'il m'est donnĂ© de dĂ©couvrir (sachant que la province "cartographiĂ©e" par l'Ă©crivain dans ses livres est assez imaginaire, en fait : plus vaste que le comtĂ© rĂ©el placĂ© au sud-ouest de l'Angleterre, il englobe aussi une partie du Hampshire, du Berkshire, du Wiltshire, du Devon, du Somerset et du Dorset, rĂ©gion natale de l'auteur).

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Je connaissais (seulement de titre) l'adaptation de Roman Polanski sortie en 1979 avec l'actrice allemande Nastassja Kinski dans le rÎle principal, mais c'est un billet paru chez Lilly l'an passé qui m'a vraiment motivée pour lire l'ouvrage original qui a pour sous-titre "Une femme pure".

La ravissante Tess Durbeyfield est l'aĂźnĂ©e d'une famille nombreuse et pauvre installĂ©e dans la campagne anglaise : le pĂšre, John, est alcoolique, la mĂšre arrive Ă  peine Ă  s'occuper de sa maison et de ses 7 enfants. Un jour, John apprend que ses ancĂȘtres Ă©taient illustres, des chevaliers du temps de Guillaume le ConquĂ©rant, les d'Urberville, le nom originel. Fort de ce fameux lignage, les parents Durbeyfield envoient leur aĂźnĂ©e chez une dame d'Urberville, une dame aisĂ©e, qui doit bien ĂȘtre une de leur parente. Tess ne veut d'abord pas s'y rendre mais finit par se soumettre aux ambitions familiales. LĂ -bas, Tess rencontre Alec, sĂ©duisant, sĂ©ducteur : une rencontre qui lui sera fatale et qui modifiera Ă  jamais le cours de son destin...

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"J'ai appris des choses dans mes malheurs..."

Pauvre Tess, touchante victime de sa beautĂ©, de la passion qu'elle inspire aux hommes, de son ignorance et de sa naĂŻvetĂ© ! Mais au-delĂ  du jeu des sentiments et du parcours pathĂ©tique de Tess dont le chapitre final se joue Ă  Stonehenge (excusez du peu), c'est tout le monde rural anglais de la fin du XIXe siĂšcle qui nous est ici dĂ©peint avec maestria : les habitudes domestiques, le travail des champs, la façon de se louer pour une annĂ©e, les inquiĂ©tudes, les amitiĂ©s, les dĂ©mĂ©nagements et mĂȘme l'arrivĂ©e du progrĂšs technique qui est en train de bouleverser l'agriculture. Le chapitre dans lequel intervient la batteuse mĂ©canique est tout simplement magnifique, tout en symbolisme :

C'était le mécanicien. Il était d'un autre monde. Il servait la fumée et le feu, tandis que ces habitants des champs étaient les serviteurs de la végétation, du temps, du gel, du soleil.

Cette lecture me conforte dans l'idée que j'aime décidément beaucoup les oeuvres et la plume de Thomas Hardy, qui me rappellent énormément celles d'Emile Zola. Un classique que je suis absolument ravie de connaßtre désormais.
423 pages

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(billet 2019 n°11)
(présentation et choco-récap)

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dimanche 9 juin 2019

❀ Elizabeth Peters, "La malĂ©diction des pharaons"

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TrÚs intéressée par un ancien article de Romanza, j'ai récemment fait la connaissance d'un couple de détectives anglais pas communs et diablement attachants créé dans les années 1970-80 par l'Américaine Elizabeth Peters (1927-2013) : Amelia Peabody et son mari Radcliffe Emerson, tous deux égyptologues de renoms et de caractÚre.
En cette fin du XIXe siÚcle, rentrés dans le Kent pour élever leur fils, le trÚs précoce et délicieusement ingérable Walter dit "RamsÚs", ils s'étaient promis de ne retourner dans la Vallée des Rois qu'une fois leur enfant plus grand. Mais les récentes unes du Times, faisant état de décÚs suspects aprÚs la mise au jour d'un tombeau apparemment encore inviolé, ont eu raison de leurs prévisions : Peabody et Emerson laissent leur rejeton au frÚre d'Emerson et à sa femme qui, aprÚs tout, ne sont pas à un enfant prÚs, et acceptent de reprendre les fouilles de Lord Henry Baskerville, étrangement mort dans son sommeil, non loin de ThÚbes. Là-bas, ils rejoignent toute une petite troupe composée de gardes, d'ouvriers, d'une veuve irritante, d'une séduisante dessinatrice et de sa mÚre férue de vies antérieures, d'un traducteur allemand, d'un journaliste irlandais sans scrupules et d'un riche Américain. Un assassin rÎde. Morts sur le Nil. Alors, ombrelle à la main, forte de ses connaissances en médecine et de ses intuitions, Amelia veille sur son mari, un hercule qui aboie mais ne mord guÚre, qu'elle soutient envers et contre tout :

Sur le plan professionnel, Emerson est le plus grand archéologue de ce siÚcle, voire de tous les temps. C'est seulement dans les aspects quotidiens de la vie qu'il manifeste un degré normal d'incompétence masculine.

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Les films "La momie" avec Brendan Fraser : un must ! ^_^

Narratrice exhaustive, sĂ»re d'elle et malicieuse, Amelia nous fait vivre de l'intĂ©rieur ses joies d'Ă©gyptologue et l'avancĂ©e de son enquĂȘte. En concurrence productive avec son Ă©poux, elle Ă©voque aussi leur relation conjugale, tumultueuse et passionnĂ©e, avec un second degrĂ© dĂ©sopilant ! Bravo Ă  l'autrice (et au traducteur) pour sa maĂźtrise de l'intrigue policiĂšre et de l'humour anglais, portĂ© Ă  un de ses plus hauts niveaux ! Un pur rĂ©gal. J'aimerais Ă  prĂ©sent retrouver les Peabody/Emerson dans d'autres enquĂȘtes tout aussi rĂ©jouissantes.
380 pages

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(billet 2019 n°13)

1546307567-2
(billet 2019 n°10)
(présentation et choco-récap)

Posté par FondantGrignote à 06:00 - Commentaires [5] - Permalien [#]
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