☆ Fondant Grignote ☆

lundi 18 juin 2018

Angela Huth, "La vie rêvée de Virginia Fly"

Sans titre 1

Comme j'avais beaucoup aimé Les filles de Hallows Farm et Quand rentrent les marins, j'ai été séduite par les billets parus l'an passé chez Lou, Mrs Figg et LilasViolet (le roman est sorti en 1972 en Angleterre mais n'a été édité qu'en 2017 chez nous).
Si ce livre vous tente, fiez-vous plutôt au titre original, Virginia Fly is drowning (c'est-à-dire "V.F. se noie") car c'est une sorte de conte réaliste bien amer que tisse ici la talentueuse Angela Huth...

Virginia Fly, 31 ans, enseignante, vit dans le Surrey avec ses parents qui m'ont fait penser à ceux de Bridget Jones : un père aimant mais effacé, une mère fouineuse et épuisante. Miss Fly. Signe particulier : est toujours vierge. Ce qui fait d'elle une grande curiosité et lui vaut même de passer dans un reportage à la télé ! Fantasmant sur le grand amour, imaginant sa première fois régulièrement dans ses rêves, elle se demande si la réalité sera un jour à la hauteur de ses songes. Car elle aimerait bien faire comme sa copine d'enfance, mariée à son amour de jeunesse et mère épanouie de 3 enfants. Entre Charlie, son correspondant américain depuis de nombreuses années, et Ulick, rencontré par l'intermédiaire d'une dame qui ne veut que le bien de Virginia (une ex-prostituée rangée depuis longtemps ; sacrée Mrs Thompson !), notre héroïne se rendra compte que les hommes ne sont jamais ce qu'ils paraissent être. Seul "le professeur", avec qui elle va à l'opéra ou au concert une fois par mois, un homme bien plus âgé qu'elle, semble lui offrir la vie qu'elle espère... Mais choisira-t-elle de s'en contenter ?

DSCN1943

L'écriture limpide et en même temps assez crue d'Angela Huth m'a encore une fois bien plu : elle parle de la vie, la vraie, sans concessions et avec mordant ; elle décortique les sentiments ainsi que les pièges de la séduction. Je me suis curieusement attachée à Virginia et son destin m'a touchée. Les escapades londoniennes m'ont elles aussi ravie. Bref, ce récit ne restera pas un coup de coeur mais j'ai vivement apprécié cette lecture. Merci, Choco-Mum, pour ce cadeau de Noël qui attendait son heure... :-)
218 pages

craig-queen-1024
(12ème participation)

Posté par FondantGrignote à 10:00 - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

vendredi 15 juin 2018

R-A-T anglais du 15 au 17 juin

3228968531

Chouette ! Un nouveau marathon de lecture, proposé par Lou et Cryssilda dans le cadre du Mois Anglais !
Les réjouissances auront lieu entre aujourd'hui et dimanche soir, si ça vous tente.

3357664017
(11ème participation)

Malheureusement...
* j'ai 7h de cours le vendredi, deux paquets de copies à corriger plus 27 bulletins à remplir,
* le week-end s'annonce très chargé au chalet pour cause de fête des pères,
* ce ne serait vraiment pas raisonnable de participer...

Je me suis donc inscrite avec joie pour qu'on bouquine ensemble ! :-p

Arf, je ne peux tout simplement pas résister à l'appel des R-A-T... Et puis ce soir, il y a un match de foot à la télé (Totoro n'en regarde jamais sauf quand c'est la Coupe du Monde).

Bon, il y aura vraisemblablement beaucoup moins de photos que d'habitude, ce suivi sera sans doute bien plus sommaire que d'ordinaire et la priorité sera d'avancer dans mes lectures, mais je vous tiendrai au courant tout au long de ces 3 jours. Très belles lectures à tous les participants !

Who's reading this week-end ? Lou - Hilde - L'Or Rouge - Lady Hélène - Clarabel - Kobaitchi - Lilas - Bidib - Icath - Blandine - Touloulou - Alexielle -

youre-welcome

Vendredi 15 juin : Hier soir, j'ai commencé La vie rêvée de Virginia Fly, un roman d'Angela Huth alors, dès que j'aurai un moment de libre dans la journée, je m'y remets.
* Avant de partir travailler : un chapitre de 18 pages. A ce soir et bon début de R-A-T ! :-)
* Pendant la pause déjeuner : 2 chapitres et demi, soit 55 pages.
* Le soir, au lit, après avoir savouré une pizza préparée par Totoro : 28 pages.

Samedi 16 juin : Good morning, everyone !
* Avant le petit déjeuner : 50 pages.
* Pendant la sieste du Lardon (ce qui n'était pas gagné car il était excité comme une puce !), au milieu d'autres préparatifs : j'ai terminé le roman d'Angela Huth. +33 pages
* Le soir, couchée : j'ai entamé Le diable le met le feu à Notting Hill, un roman de chick-litt que m'a offert Choco-Bro il y a quelques semaines ! Ca faisait longtemps que je n'avais pas lu de récit léger comme ça ! :-) Ca se lit très vite. Et hop, 70 pages supplémentaires !

516aJ+av+RL

Dimanche 17 juin :
20h15. Je me doutais bien que je ne pourrai pas tellement lire, surtout aujourd'hui : on était 13 adultes et ados, et 2 petits à la maison, ce midi, alors bon... Ca occupe bien ! Tout s'est bien passé mais c'est un peu vannée que je vais me mettre au lit. J'emmène évidemment mon roman "diabolique" et indiquerai demain le nombre de pages lues ce soir : 44 pages. Bonne soirée à tous !

35388261_10156306165289336_2253586799253258240_n
(le cadeau de William à Totoro pour la fête des pères : une épingle à documents "avion"
~ ou plutôt "adon" comme dit le Koaloups ^_^ ~ réalisée chez et avec Tatie-Nounou)

Bilan aussi rapide que le suivi : un livre achevé, un autre commencé (mais qui ne me convainc guère, trop de bling-bling), une chronique-lecture rédigée et 288 pages savourées. Ca ne restera pas dans les annales mais c'est déjà ça ! :-) As usual, thank you to the organisatrices et merci beaucoup à vous qui êtes passés laisser un gentil p'tit mot par ici. A bientôt pour qu'on refasse un brin de lecture ensemble... ^_^

Posté par FondantGrignote à 06:00 - Commentaires [38] - Permalien [#]
Tags : , ,
jeudi 14 juin 2018

Un 14 juin musical : "La chorale des dames de Chilbury"

Sans mtitre 2

La guerre a donné une voix aux femmes ordinaires, elle nous a forcées à nous défendre par nous-mêmes et à défendre les autres.

Printemps-été 1940. Le village de Chilbury, dans le Kent, pleure son premier mort lors des combats de la Seconde Guerre Mondiale. Edmund, le fils aîné de la grande famille Winthrop. Personne n'aimait ce jeune homme agressif et moqueur mais son père, le terrible Général Winthrop, n'ayant par ailleurs que des filles, est bien décidé à ce que son épouse, enceinte de leur 4ème enfant, accouche d'un autre héritier. Comme la jeune maîtresse d'école du village doit avoir elle aussi un bébé à peu près au même moment, il passe un marché avec Ms Paltry, sage-femme intéressée et peu scrupuleuse, pour qu'elle échange les nouveaux-nés si jamais l'enfant était une fille, et celui de Hattie un garçon. Cette affaire sous-tend une grande partie du roman mais ce n'est pas tout.
Venetia, la fille aînée du Général, une ravissante séductrice, joue à enflammer les coeurs des jeunes gens du coin, jusqu'à ce qu'elle-même succombe au charme énigmatique d'un mystérieux peintre installé à Chilbury, Alastair Slater ; Kitty, la soeur adolescente de Venetia, adore chanter et rêve de se produire sur une grande scène... En attendant, le choeur du village, ayant perdu la quasi-totalité de ses membres masculins partis au front, devient la Chorale des Dames de Chilbury, sous l'impulsion de l'énergique Prim, professeure retraitée qui veut montrer aux femmes qu'elles peuvent lutter à leur manière, s'entraider et apporter de l'espoir autour d'elles... La jeune Kitty est ravie !
De même que Mrs Tilling, une infirmière veuve depuis plusieurs années et dont le fils unique, David, est sur le point de partir à la guerre. Mrs Tilling : c'est sans doute elle, la véritable héroïne du livre, la figure autour de laquelle tout tourne. L'évolution de son tempérament, son impact positif sur la vie des gens du village et sa relation avec le colonel qu'elle est chargée de loger dans son grand cottage : tout cela revêt une importance capitale... sans compter qu'elle aura bien vite la puce à l'oreille, en se doutant de l'échange des bébés demandé par le Général.

DSCN1940

Le contexte historique, avec ses peurs, ses peines, ses pertes, est bien rendu : on partage l'émotion de ces personnages en pleine tourmente. Mais l'essentiel réside dans les bonnes ondes, l'énergie et l'espoir que ce récit distille : quelle communauté sympathique ! quelle belle leçon ! Certes, il n'y pas de grande surprise ni de vraie originalité (j'ai par contre beaucoup pensé au Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates), l'intrigue est assez téléphonée, mais on passe tout de même un doux moment cosy, musical et amical. En plus, la forme est intéressante : lettres, extraits de journaux intimes, articles, affiches, c'est ainsi que le récit se déploie.
460 pages

Les billets qui m'ont tentée : celui de Myrtille et celui, tout récent, de LadyDoubleH.

1190789829
(11ème participation)

109943791
(51ème participation)

Sans mtitre 1

Pour les oreilles : "Toutes les guitares du rock'n roll".

Chez Kobaitchi qui m'accompagne dans cette aventure :
un 14 juin avec

mercredi 13 juin 2018

Pause douceur avec Winnie the Pooh

Ca y est : la terrible valse des fins d'année a vraiment démarré (bulletins, conseils de classe, oraux du brevet, repas, élèves qui se croient déjà en vacances et épuisants, ambiance électrique dans nos établissements, bref on finit un peu en apnée). La fatigue de 10 mois commence également à se faire drôlement sentir ("cumul de miles" comme dit Florence Foresti ^_^). Pas facile de tout concilier - et heureusement que j'ai pris pas mal d'avance pour le challenge car, pendant quelques jours, j'aurai du mal à trouver du temps pour le blog ou pour aller commenter vos articles...

Alors que diriez-vous d'une pause douceur en attendant que la tornade passe et que le rythme s'apaise ?

DSCN1939

Winnie l'Ourson étant anglais, voici notre peluche parlante (un cadeau reçu à Noël) ainsi que la brosse à cheveux Winnie de William...

Plusieurs billets me donnent envie d'en savoir plus sur ce héros au bidon rebondi qui aime tant le miel et sur son "papa", Alan Alexander Milne. En février, Milly (Poppins ^_^) évoquait le film "Goodbye, Christopher Robin" et, fin mai, Hilde nous parlait de l'album Finding Winnie tout en annonçant la sortie d'un film Disney avec Ewan McGregor cet été : que de plaisirs en perspective !

Grâce à un commentaire de Milly, j'ajoute un lien vers le tag "Winnie", une catégorie très ruche pardon riche du joli blog de Jo, Sous les Lilas. ;-)

mois anglais 2
(10ème participation)

Posté par FondantGrignote à 10:00 - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : , , ,
lundi 11 juin 2018

♡ Charles Dickens, "Les Grandes Espérances"

En cette journée consacrée aux auteurs victoriens, Charles Dickens est de retour !
(déjà chroniqués par ici : Le drôle de Noël de Scrooge + dessin animé "Mickey's Christmas Carol",
Oliver Twist, un album inspiré de L'embranchement de Mugby et une biographie signée Marie-Aude Murail)

Sanls titre 1

Motivée par la notoriété de cet ouvrage et par ce billet d'Aline paru en début d'année, je me suis lancée dans ce pavé de plus de 700 pages, qui est aussi et surtout une petite merveille ! Malgré l'épaisseur du livre, les chapitres sont assez courts, l'intérêt (en tout cas, le mien) ne faiblit pas et on ne ressent aucune longueur, tant Dickens maîtrise l'art du conte et ficelle bien son intrigue !

Le jeune Pip, orphelin, raconte comment il a été élevé par sa terrible soeur aînée, colérique et violente, et par le mari de celle-ci, le bon Joe, un forgeron au grand coeur. Un jour, dans le cimetière puis dans les marais non loin de leur masure, Pip croise le chemin d'un forçat évadé de prison qui le menace et auquel le petit garçon apporte finalement son aide : une lime volée à Joe pour se libérer de ses chaînes et de la nourriture trouvée dans le garde-manger de la maison. 

havisham-475x300

Les années passent et Pip grandit. Il est un jour appelé en ville, chez Miss Havisham, une femme mûre un peu folle, mi-spectre mi-sorcière, délaissée par son promis le jour même de leurs noces, et qui, depuis ce jour, vit en recluse dans sa grande demeure obscure et sa robe de mariée mangée aux mitesLa malheureuse excentrique, qui est aussi très riche, voudrait qu'il vienne la divertir en jouant avec la fillette qu'elle élève, la jolie Estella. Estella dont la vieille fille veut faire l'instrument de sa vengeance sur les hommes : adulte, la belle Estella devra les subjuguer, les rendre fous même, sans jamais éprouver un seul sentiment.

Sansk titre 1

"Souche ! Pierre ! s'écria Mlle Havisham. Coeur froid, coeur de glace !
- Vous devez être fixée là-dessus, dit Estella. Je suis ce que vous avez fait de moi."

Le temps file encore. Pip, amoureux de la jeune femme depuis leur première rencontre, quitte pourtant sa région natale. En effet, de timide enfant tendre et innocent, il devient un homme neuf le jour où un mystérieux bienfaiteur lui promet, par l'intermédiaire d'un avocat réputé et coriace, une immense fortune : ces "grandes espérances" lui feront oublier pour un temps ses origines et la gentillesse de Joe, son vieil ami, et lui permettront de devenir un vrai gentleman londonien, oisif, entretenu et un brin superficiel. Pendant qu'il prend des cours, qu'il est logé confortablement et qu'il bénéficie d'une vie aisée qu'il n'a pas vraiment méritée, il attend impatiemment le jour où l'identité de son généreux protecteur lui sera révélée : Pip a bien son idée sur la question, mais il sera peut-être étonné par la réalité...

DSCN1899

Que j'ai aimé cette histoire articulée autour de plusieurs énigmes, amenant peu à peu des révélations qui désarment le héros autant qu'elles passionnent le lecteur (même si on dénoue les secrets bien avant Pip). Je n'aurais jamais cru de ce grand classique qu'il fût un page-turner !
Du côté des personnages, le narrateur n'est pas tendre envers lui-même : il évoque ses regrets et ses illusions ; et s'il nous déçoit à certains moments (comme il se déçoit lui-même), son évolution reste très intéressante. Evidemment, la fière et froide Estella ne m'a pas plu du tout mais elle n'est finalement qu'un jouet entre les mains de Miss Havisham. L'avocat Jaggers, le trésorier Wemmick (avec son mini-château, son canon et son Vénérable père totalement sourd), la douce Biddy, le dévoué Joe : toutes ces autres figures sont peintes avec tellement de soin et de finesse qu'on est triste de les quitter à la dernière page.
Enfin, je me suis régalée avec la 
plume malicieuse de Dickens, qui adresse de nombreux clins d'oeil à son lecteur. Bref, une bien belle lecture.
708 pages

120340721

Il en existe de nombreuses adaptations à l'écran : parmi les plus connues, celle de 1998 avec Gwyneth Paltrow, Ethan Hawke et Robert DeNiro (une réécriture moderne), puis un téléfilm de la BBC sorti en 1999 avec Charlotte Rampling et Ioan Gruffud, enfin un long-métrage de 2012 avec Helena Bonham-Carter (pour le côté évaporé, le rôle de Miss Havisham doit lui aller comme un gant :-p) et Ralph Fiennes (qui a d'ailleurs interprété Charles Dickens lui-même, l'année d'après, dans "The invisible woman"). Je n'ai vu aucune de ces 3 versions. En revanche, je suis tombée sur Youtube sur une mini-série signée Disney sortie en 1989 et avec Anthony Hopkins dans le rôle du forçat Abel Magwitch, que je regarderai peut-être si j'ai le temps (affiche ci-dessus, tout à droite).

120343280
(9ème participation)
Charles (Dickens) et William Wilkie Collins, les deux grands copains :
super logo trouvé chez Cryssilda ! ^_^

Posté par FondantGrignote à 06:00 - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,