Ladies and gentlemen, aujourd'hui, au programme du Mois Anglais, c'est Dickens !
Sans titre 15

J'ai déniché ma version d'Oliver Twist sur un étal de vide-grenier il y a quelques semaines : une adaptation jeunesse française, abrégée, parue dans une collection jeunesse des années 1960 (Spirale), agrémentée de nombreuses et charmantes illustrations (malheureusement, je n'ai pas pu trouver sur le web d'image de la couverture qui soit d'assez bonne qualité).
L'histoire de cet orphelin anglais de 9 ans, pauvre et pitoyable, m'a paru incroyablement triste : quelle malchance ! Passant de mauvaises mains en mauvaises mains, exploité par un ramoneur, par un croque-mort puis par une bande de pickpockets et de cambrioleurs, malmené, il ne lui arrive que des malheurs et les courts moments de paix qu'il connaît lui sont sans cesse arrachés.

"Je vais être sage. Mais je suis un tout petit garçon et je me sens si... seul."

Jusqu'à sa rencontre avec de vrais braves gens : Mr Brownlow et sa vieille gouvernante Mrs Bedwin, la vieille Mrs Maylie, son fils et sa nièce, la gentille Rose (le passage dans la maison de campagne, en banlieue de Londres, a un côté charmant). Il ne faut pas non plus oublier Nancy, une jeune voleuse courageuse et sensible qui se prend de tendresse pour ce petit garçon si fragile et essaie de l'aider comme elle peut (ce personnage secondaire m'a tout particulièrement plu). Elle aurait mérité un tout autre destin...

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L'ensemble est donc très sombre mais offre aussi quelques rayons de soleil et d'optimisme, notamment dans le dernier tiers du récit.
J'ai aimé découvrir ce grand classique, certes sous une forme condensée mais fidèle à la volonté de Dickens : montrer la cruauté des adultes envers des enfants qui ne sont pas nés du bon côté...
Ce texte m'a en outre fait penser à "Princesse Sarah", vous savez le dessin animé dans lequel tout se déroule à l'inverse : une fillette aristocrate et choyée qui perd tout et devient une domestique que l'on maltraite dans une pension londonienne... {Demain, je vous parlerai justement du roman qui a inspiré l'animé.}
Hilde a également lu, il y a quelque temps, une version abrégée de l'œuvre et nous raconte une émouvante anecdote à propos de son exemplaire. Marjorie en parle aujourd'hui, elle aussi.
187 pages