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Birmingham, ancienne cité ouvrière, capitale de la métallurgie et de l'Alabama. Nous sommes en 2008 et Obama sera élu dans quelques mois.

Maggie Fortenberry, la soixantaine pimpante, ancienne Miss Alabama, travaille dans une agence immobilière. Policée, généreuse, ordonnée, encore jolie, elle vit pourtant seule. Heureusement, elle peut compter sur ses amies et collègues Brenda, une Noire engagée dans la politique, et Ethel, 88 ans, toujours fringante, ainsi que sur le souvenir de Hazel, leur ancienne patronne, une toute petite bonne femme avec une immense personnalité : mesurant à peine un mètre deux, Hazel a pourtant illuminé la vie de tous les gens qui ont eu la chance de la connaître.
Malgré tout, Maggie veut se suicider. Elle a tout bien prévu dans le moindre détail : cette fois, c'est sûr, elle va en finir avec l'existence et ne connaîtra plus jamais de tracas. Sauf que rien ne va se passer comme elle l'avait imaginé : entre un camion imprévisible, une concurrente déloyale (ah, cette Babs !), un manoir de rêve construit sur les hauteurs de la ville et un cadavre retrouvé dans un endroit pour le moins saugrenu, Maggie va devoir se ressaisir et reprendre pied dans sa propre vie !

J'avais déjà adoré Beignets de tomates vertes ; là encore, je me suis régalée et n'ai absolument pas vu filer les pages ! Malgré la personnalité un peu "gnan-gnan" de l'héroïne, ce roman rempli de surprises est une bouffée de bonne humeur, une leçon de tolérance et d'optimisme. Certes, on a parfois l'impression que l'intrigue s'éparpille, que ça part dans tous les sens, mais, au final, j'ai trouvé l'ensemble solide et infiniment positif. La galerie de personnages est extraordinaire, pleine de fantaisie et de peps ; l'intrigue, agréable et tourbillonnante à souhait ; quant aux références à Nancy Drew, elles ont achevé de me séduire. ^_^

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(L'image de droite est extraite de "Retour vers le futur", qu'on a revu récemment)

D'Edimbourg dans les années 1880 au Birmingham des années 2000, en passant par les années 1930, 50 (ah la magie d'un vieux cinéma et des grosses berlines rutilantes) et 60 (avec la lutte pour les droits civiques), c'est finalement l'histoire de toute une ville que l'on feuillette. Je dirais presque de tout un Etat, tellement on perçoit l'amour que Fannie Flagg éprouve pour son Alabama natal. Malgré tout, son regard n'a rien de trop indulgent, il reste lucide ; l'auteure parle de tout, même de ce qui la gêne dans ce Sud qu'elle porte pourtant dans son cœur. Sweet home Alabama ! (j'adore l'air de cette chanson alors je ne résiste pas... mais pour l'idéologie sudiste qu'elle contient, on repassera)

J'avais lu (comme vous, peut-être) des avis très partagés sur le web à propos de ce roman ; eh bien, le charme a totalement opéré. Je vous le recommande. A lire aussi : l'avis de Soukee.
445 pages