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(en direct de la maison familiale chahutée par la pluie et le vent, devant un bon feu de cheminée)

Récemment "titillée" par les billets qu'Emy et Shopgirl ont consacrés à cette série d'enquêtes "made in Scotland", j'ai à mon tour succombé au charme d'Isabel Dalhousie... Cette quadragénaire aisée, dotée d'une grande culture, passionnée de peinture et de philosophie vit seule dans une maison victorienne cossue entourée d'un beau parc, Ã  Edimbourg.

Ville de nuits sombres et de pâles chandelles.
(quelle jolie formule pour parler d'une cité magique !)

Divorcée depuis de nombreuses années, notre héroïne peut néanmoins compter sur Grace, sa gouvernante, sur Cat, sa nièce au cœur d'artichaut et sur Jamie, un jeune musicien adorable. Exigeante, rigoureuse, Ã©légante et réfléchie, Isabel dirige en outre la très sérieuse Revue d'éthique appliquée pour laquelle elle travaille de chez elle, en sélectionnant et en corrigeant les articles que de nombreux philosophes amateurs lui proposent. Elle aime aussi lire, remplir ses grilles de mots croisés et se plaît par-dessus tout à observer la vie que mènent ses semblables !
Maintenant que les présentations sont faites, parlons de la double intrigue de ce premier volume. D'un côté, l'histoire d'amour entre Cat et son nouveau compagnon Toby, une histoire qui, selon Isabel, ne tourne pas rond ! De l'autre, le mystérieux décès du jeune Mark Fraser, travaillant dans le monde de la finance : une mort qui survient à la fin d'un concert classique à l'opéra. Isabel assiste, impuissante, Ã  la chute fatale, croise même le regard de la victime tombée du paradis et va, dès lors, tout faire pour tenter de comprendre ce qui s'est passé ce soir-là dans la loge au-dessus de la sienne.

Si les éléments de l'enquête sont très bien ficelés, c'est surtout à l'ambiance du roman que j'ai été sensible. Les lieux de l'histoire, d'abord, nous deviennent vite familiers : l'épicerie fine de Cat où tante et nièce bavardent souvent autour d'un café, les parcs de la nouvelle ville dans lesquels Isabel aime se promener ou encore de pittoresques bars à whisky (on assiste ainsi à une dégustation orchestrée par Charlie MacLean, le "nez" fort sympathique dirigé par Ken Loach dans "La part des anges").
Le style de la traduction, quant à lui, m'a paru d'une grande qualité. 
Le club des philosophe amateurs est un ouvrage passionnant, raffiné et stimulant, permettant de lutter, le temps d'une lecture, contre les bassesses du quotidien, où règnent "l'intérêt personnel et la brutalité". Les aventures de Miss Dalhousie, elles, sont emplies d'une sérénité désuète, rassurante et plaisante. J'espère donc retrouver les mêmes qualités dans les autres volumes de la série.
285 pages
Et aussi : le billet d'Emma.

(lecture achevée avec une tasse de thé et France Musique dans l'air : Isabel aurait apprécié ^_^)

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Du même auteur, j'ai déjà lu et aimé les sympathiques chroniques du 44 Scotland Street avec leur galerie de personnages pittoresques. 413 pages, avalées lors de mon précédent Challenge Kiltissime.

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Seconde aventure de Miss Isabel Dalhousie : ce roman fut à nouveau un vrai régal. Un peu comme une délicieuse tarte aux pommes tiède, délicatement posée sur une assiette en fine porcelaine...
Toujours à Edimbourg, mois de mai-juin. Isabel fait la rencontre de Ian, un ex-psychologue à qui on a greffé le cœur d'un autre et qui commence à avoir de drôles de visions : un curieux visage le hante, un visage qu'il ne connaît et qu'il pense être lié à son généreux mais anonyme donateur. Deux questions s'imposent alors : la mémoire cellulaire existe-t-elle ? Et si oui, quel est cet homme aux paupières tombantes qui hante Ian ?

Pendant ce temps-là, Jamie, jeune professeur de basson, sorti un temps avec Cat, la nièce de l'héroïne, se voit proposer un travail au London Symphony : Isabel, sur le point de perdre son meilleur ami, se rend alors compte des véritables sentiments qu'elle nourrit à l'égard de ce dernier. Mais 15 années les séparent ! C'est inimaginable !
Elle pourrait donc bien s'offrir la Dolce Vita, une escapade en Bugatti dans les Highlands avec le séduisant Tomasso, un Italien fortuné que lui a présenté Cat... Dans ce cas, que dira Grace, la gouvernante ? Mais Grace n'a-t-elle pas rencontré quelqu'un de son côté ?

Bref, dans ce volume, les affaires sentimentales semblent prendre le pas sur les affaires à résoudre mais suivre les élans du cœur d'une Ecossaise cultivée et philosophe est toujours un bonheur ! En tout cas, cela m'a permis de mieux cerner les personnages centraux de la série et d'encore mieux les apprécier. Quant aux investigations d'Isabel, qui la conduisent de la bibliothèque d'Edimbourg Ã  un pub traditionnel, d'un petit village paysan jusqu'au Club des Beaux-Arts d'Ecosse, puis d'un café sur George IV Bridge jusqu'à une association de spiritisme, elles avaient cette fois un vrai goût d'émotion.
Du raffinement, de la musique, des références à l'histoire de l'Ecosse, de profondes conversations, des regrets aussi, et de savoureuses tasses de thé...
255 pages

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Cake & hot chocolate "tartan" à l'Elephant House, élégant salon de thé cité dans cet ouvrage.
Par association d'idées, je repense au populaire et chaleureux Elephant & Castleà Dublin... ^_^

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Shopgirl m'avait prévenue : ce troisième volume racontant la vie et les réflexions de la très raffinée Isabel Dalhousie est son préféré. Je comprends désormais pourquoi, après avoir achevé cette lecture, installée sur le balcon, profitant du soleil éclatant de cette fin de vacances, un verre de jus de fraise à portée de main...
Dans ce volet estival, surtout (et naturellement) ancré dans la ville d'Edimbourg, la philosophe Isabel se met en quête d'un appartement à offrir à Grace, sa gouvernante, en remerciement de ses bons et loyaux services. Jamie, le beau et tendre musicien de 28 ans dont l'héroïne est secrètement amoureuse, l'aide dans sa démarche. Miss Dalhousie accueille également pour un mois sa "grande-cousine" adorée, Mimi, et le mari de celle-ci, Joe, venus de Dallas. Ces parents américains ne tardent pas à lui présenter un autre couple : Tom Bruce, un riche homme d'affaires texan, et sa toute jeune fiancée, Angie, considérée par tous comme une croqueuse de diamants.

Au bout de quelques jours, un week-end est organisé dans le vieux manoir que Tom et Angie louent à une heure de route de la capitale. Un week-end auquel Jamie est lui aussi convié. Comment Cat, la nièce d'Isabel, anciennement fiancée à Jamie, va-t-elle réagir en apprenant cela ? Et que va-t-il se passer entre Isabel et le jeune homme, de 14 ans son cadet ? Enfin, la séduisante mais avide Angie a-t-elle réellement envie d'assassiner son futur époux ?

Ahhh, troisième lecture, troisième petit bonheur ! Les aventures de Miss Dalhousie (que l'on finit par bien connaître : ses goûts, ses désirs, ses habitudes, ses doutes nous semblent désormais familiers), c'est d'abord une atmosphère particulière, chaude et élégante.

Chez elle... Elle alla dans la cuisine se préparer un sandwich et un bol de soupe pour son déjeuner. Comme elle le faisait souvent, Grace avait concocté un potage poireaux-pommes de terre qui mijotait sur le fourneau.
Dans ce fameux manoir du XVIIe siècle... La pièce formait un carré parfait. Les porcelaines dans la vitrine, la bibliothèque tournante, le bureau en noyer aux pieds fragiles, les divans confortables, les tableaux de chevaux et de chiens : rien ne manquait à ce cadre typique de la petite noblesse écossaise.

Par ailleurs, j'ai beaucoup apprécié cette Mimi américaine, qui, infiniment douce et compréhensive, parle aux chats du quartier "par courtoisie" et prend un peu la place de Grace dans ce tome. Le changement positif opéré dans le caractère du jeune Eddie, l'employé qui seconde Cat dans son épicerie fine, m'a également fait très plaisir. Les discussions traitant de peinture, de littérature et d'histoire sont, elles, toujours aussi intéressantes. Enfin, la relation entre Isabel et Jamie occupe cette fois la place qu'elle mérite, c'est-à-dire le devant de la scène : rien que d'y penser, ça me fait sourire !
Bref, un roman aussi captivant et délicat que les précédents mais plus émouvant encore (surtout dans les dernières lignes qui apportent un changement radical dans l'existence de notre philosophe préférée ^_^).
280 pages

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Encore une fois, j'ai retrouvé Isabel et son quotidien de philosophe édimbourgeoise avec un immense plaisir, d'autant plus que sa vie a Ã©normément évolué depuis le tome 3 : à 40 ans, la voilà désormais maman d'un petit Charlie, fruit de ses tendres amours avec le beau (et jeune) musicien Jamie. Qu'il est agréable de la voir dans ce tout nouveau rôle ! ^_^
Néanmoins, l'histoire de ce volume m'a semblé bien plus mince, moins fouillée que dans les livres précédents et j'ai été un peu déçue de ce côté-là. Quelques querelles secouent bien la Revue d'Ethique Appliquée dont Miss Dalhousie est la directrice de la publication mais hormis cela, j'ai trouvé les deux grands ressorts de l'intrigue un peu plats. D'un côté, l'éventuelle et délicate réconciliation entre Isabel et Cat (qui accepte mal de voir sa tante fonder une famille avec l'un de ses ex petits amis). De l'autre, les mystères qui entourent la réalisation puis la vente d'un tableau attribué à un grand peintre écossais et que l'héroïne avait très envie de s'offrir.

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"Landscape" par Samuel John Peploe.

Heureusement, cette énigme artistique conduit Isabel, Jamie et Charlie jusque sur les petits chemins de la pittoresque île de Jura, où Orwell a écrit 1984 : ce fut un vrai bonheur de les suivre dans leur escapade estivale et de retrouver ainsi l'atmosphère de l'Ecosse sauvage qui me plaît tant ! Les couleurs un peu passées, la pluie fine, les sommets, les "maisons aux pignons blancs dans des villages ordonnés et tranquilles"...
296 pages

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Cela faisait plus d'un an que je n'avais plus pris de nouvelles de cette chère Isabel Dalhousie !! Tout bonnement impensable, surtout quand on sait à quel point cette série est intelligente et réconfortante à la fois. L'héroïne a maintenant 43 ans, son petit Charlie 16 mois. Un enfant gentil comme tout et super facile à vivre.

Il émanait de lui une odeur de savonnette, de duvet, de couverture de laine propre, l'odeur d'une vie minuscule.

Jamie, le jeune papa, possède toujours son appartement mais habite quasiment dans la vieille maison cossue que possède Isabel dans le centre d'Edimbourg (et sur laquelle veille Maître Goupil, le renard). Grace, la gouvernante, est toujours là et adore s'occuper de Charlie quand Isabel travaille pour sa revue ou s'occupe du magasin de sa nièce Cat en l'absence de celle-ci. Et puis notre détective-philosophe-rentière s'est lancée dans une nouvelle affaire. Voyons ce qu'annonce la 4ème de couverture : 

Au cours d'un dîner, elle fait la connaissance d'une femme dont le mari, professeur à la Faculté de médecine, est accusé d'avoir menti au sujet d'un médicament récemment mis sur le marché. Impossible que ce spécialiste renommé ait commis une faute aussi élémentaire et grave ! Comment, alors, expliquer la mort tragique d'un de ses patients ?

Ce n'est pourtant pas le point essentiel de ce volume.
Non, l'important, c'est le couple assez atypique que forment Isabel et son compagnon.
D'ailleurs, au sujet de cette relation, je regrette que notre intellectuelle préférée ait tant de mal à se laisser aller face à l'homme qu'elle aime. Tandis que son compagnon lui prouve son amour et sa tendresse, Isabel se maîtrise trop : cette retenue m'a un peu agacée ; j'aurais aimé la voir plus spontanée... Elle y arrive petit à petit mais c'est long. Une vraie libération peut-être dans le prochain volume ? ;-)
En attendant, je m'immerge toujours avec grand plaisir dans ces récits élégants, aussi confortables que de vieux fauteuils en cuir fauve. Tous les autres tomes de la série sont disponibles à la médiathèque : extra ! ^_^
284 pages

Bonus : un reportage savoureux consacré au Really Terrible Orchestrafondé par le très spirituel Alexander McCall Smith (il y joue du basson... comme Jamie ^_^).

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Encore une fois, j'ai retrouvé à Edimbourg et avec beaucoup de plaisir Isabel, Jamie, leur fils Charlie, Cat et Grace. Dans ce roman, Isabel doit affronter dans le même temps l'ambitieuse et manipulatrice Minty Auchterlonie ainsi que l'abject Christopher Dove, son éternel rival, prétentieux philosophe qui l'accuse de plagiat. Comment communiquer avec des gens pareils ? Que faire pour restaurer la justice ?
Quand elle ne s'occupe pas de ces affaires délicates, Isabel achète des tableaux, joue avec son enfant, accompagne Jamie au piano, soigne Maître Renard qui habite dans son jardin depuis des années, et elle n'oublie surtout pas de remercier sa bonne étoile...

Bon, l'intrigue centrée autour de Minty et de ses petites magouilles m'a moyennement plu mais pour le reste, c'est un peu comme enfiler des chaussons moelleux à la fin d'une longue journée de travail : agréable et réconfortant, feutré et confortable ! Au fil de ma lecture, j'ai en outre relevé ce passage consacré aux livres, un extrait qui me semble très juste :

Les livres aussi risquaient de perdre leur substance en passant au numérique. On verrait disparaître rayonnages, bibliothèques, imprimeries, ateliers de reliure. Beaucoup de gens considèrent les livres comme des amis : cela semblait difficile dans le cas d'un fichier électronique.

En revanche, j'ai déploré de nombreuses erreurs dans le texte traduit : à plusieurs reprises, un prénom à la place d'un autre, des mots qui manquent, une lettre mal placée... A la longue, cela devient vraiment très pénible !
298 pages

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Cet été-là, à Edimbourg, Isabel et Jamie, fiancés depuis quelques mois, connaissent leur premier virage amoureux, une première secousse qui les amène à réfléchir à leur couple et finalement à s'aimer encore plus fort. Leur fils Charlie a désormais 2 ans, il est toujours aussi fan des olives, craque pour les canards qu'il aperçoit sur les étangs et a appris à nommer Maître "'enard". Isabel, décidée à acquérir un tableau de Raeburn représentant deux de ses aïeules, est également chargée de fouiner dans le passé de 3 professeurs qui postulent pour diriger une école privée. Fait du hasard, l'un de ces 3 hommes s'avère être le nouveau compagnon de Cat, sa nièce-papillon. Cette enquête conduira notre chère philosophe du domaine d'Abbotsford, où résidait Walter Scott, jusqu'au Mont Everest ! (enfin, indirectement... ^_^)

Depuis deux volumes, je trouvais que les aventures d'Isabel, bien que toujours fort agréables, tournaient un peu "au ralenti" ; dans ce tome-ci, j'ai retrouvé tous les ingrédients qui m'ont fait aimer cette série : élégance, vivacité, questionnements intéressants, atmosphère cosy... J'ai aussi été très sensible à la place accordée au passé de chaque être, à l'Histoire, à la lignée, un thème qui me touche toujours. Plus largement, ce 7ème opus se présente comme une déclaration d'amour à l'Ecosse en général et à la ville d'Edimbourg en particulier.

J'aime ce pays, songea Isabel, je l'aime pour sa douceur, pour sa couleur, parce que son ciel est un théâtre de blancs et de gris, dont la beauté m'émeut toujours, dans tous ses états. Je l'aime pour son peuple, exaspérant et attachant, qui respire la joie et la peine, en égale mesure ; ces êtres qui complotent, manigancent et pourtant trouvent le temps de s'aminer, d'écrire des chansons, de faire de la musique, de planter des rhododendrons, de composer des vers, de parler le gaélique, et d'attraper du poisson.

Bref, je me suis absolument régalée ! La preuve : un récit dévoré en moins de 24 heures...
298 pages

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Notre Écossaise de choc et de charme, Isabel Dalhousie, rencontre Jane, une philosophe australienne ayant été adoptée et qui souhaiterait retrouver la trace de ses parents biologiques, étudiants à Edimbourg à la fin des années 60. Pendant qu'elle fait jouer son réseau de relations pour lui venir en aide, Isabel s'occupe aussi de sa revue, d'une intoxication alimentaire, d'un article envoyé par le neveu du fourbe Lettuce, d'achat d'actions à la Bourse, de son fils de 2 ans et demie (qui commence à vraiment bien s'exprimer : c'est un plaisir de suivre l'évolution de Charlie) et de son mariage avec Jamie (un événement final très sobre, très discret, très touchant).

Bon, quelques lignes transcrivant les pensées d'Isabel m'ont quelque peu irritée mais, globalement, ce roman, apaisant et intéressant, ajoute un nouveau et charmant chapitre dans l'histoire de ce couple peu ordinaire que j'aime beaucoup. A noter, une jolie surprise : Maître Renard ("Brother Fox" en V.O.) semble avoir eu un renardeau, qu'il mène gambader cet été-là avec lui, sous les buissons du jardin d'Isabel et Jamie... ^_^ A suivre...
298 pages

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Voici la suite de la saga édimbourgeoise consacrée à Isabel Dalhousie : le dernier volume en date. Son titre français est malheureusement assez fade au regard de l'histoire ; la version anglaise correspond tellement mieux au texte qu'il contient (charming) : The uncommon appeal of clouds...

Isabel vit toujours à Merchiston Crescent, avec son mari musicien (Jamie) et leur fils de 3 ans 3/4 (Charlie), qui parle vraiment bien à présent et qui raffole toujours autant des olives ! Grace, la gouvernante, s'emploie même à lui apprendre les rudiments des mathématiques... ce qui n'est pas tout à fait au goût des parents.
Comme toujours, les petits tracas de la vie ordinaire alternent avec la publication de la "Revue d'éthique appliquée" que dirige Isabel et avec une nouvelle enquête. On contacte miss Dalhousie, toujours aussi prompte à se mêler de la vie des autres et à aider son prochain, pour seconder Duncan Munrowe, un authentique gentleman farmer, dans ses démarches alors qu'il vient de subir un vol : une toile de Nicolas de Poussin, qu'il était sur le point d'offrir à un musée national écossais, a été dérobé sur le manteau de sa cheminée ! Si Isabel, en plus d'une assistance juridique, pouvait par la même occasion retrouver le coupable du larcin, ce serait formidable...

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Dans cet ouvrage, j'ai été particulièrement sensible aux mots choisis par l'auteur pour évoquer la belle relation qui unit Isabel à son jeune époux, leurs rituels (les pique-niques ensoleillés dans le jardin, par exemple), leur façon de s'entraider, leur affection... Très touchant. J'ai aussi apprécié le court passage qui se situe aux abords de Stirling car j'ai ainsi pu "revoir" le fameux Wallace Monument à travers mots. Cependant, l'affaire Munrowe m'a moyennement passionnée et j'ai plutôt tourné les pages comme on enfile un sweat-shirt confortable : on s'y sent bien parce qu'on a l'habitude de le porter, mais ça n'a désormais plus rien de vraiment nouveau...
Ce qui ne m'empêchera pourtant pas de lire le tome 10 à paraître en Angleterre en juillet prochain, The novel habbits of happiness, dès qu'il sera traduit en français : je le découvrirai avec plaisir, au nom de mon attachement à Isabel et à son petit cercle. ^_^
297 pages

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Enfin, dans son cottage, Myrtille nous propose un petit tour à Edimbourg sur les traces d'Isabel.
We miss Scotland ! (en plus, on a vu le dernier James Bond, "Skyfall", récemment...)

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En voyant la couverture française des Deux Terres (chez ShopgirlMyrtille et Keisha ^_^), j'espérais tant un volume hivernal, ou tout au moins automnal ! Eh non, encore un tome estival, situé à quelques jours du festival d'août... Flûte ! (ou plutôt basson ! :-p) Ce serait pourtant tellement doux...

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Bon, il est quand même toujours agréable de rejoindre Isabel dans son petit cocon feutré, sa vieille maison d'Edimbourg au cachet si particulier et où résonne un air de piano... La philosophe aime sa ville, où elle vit entourée des siens : son mari Jamie le bassoniste, Charlie qui a maintenant 4 ans, Grace, Cat et Eddie, et d'autres amis (ou ennemis) qu'on apprend à connaître ou qu'on retrouve ici.

L'affaire de ce tome consiste en une histoire quelque peu mystique : un petit garçon de 8 ans affirme avoir vécu près d'un phare, dans un cottage traditionnel aux fenêtres soulignées de peinture bleue... dans une autre vie. Il s'agit donc d'une possible réincarnation et de l'inquiétude d'une mère qui ne sait pas comment faire face quand son fils lui parle de son autre famille... (le papa, quant à lui, est souvent absent, il joue de la cornemuse dans un orchestre militaire) La jeune femme, Kirsten, fait donc appel à Isabel pour mener l'enquête. Une enquête qui la conduira sur une île des Highlands aux paysages ravissants et où les habitants laissent tous leur porte ouverte...

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Leur hôtel était situé à une heure de route en suivant la péninsule d'Ardnamurchan, à la sortie d'un petit village de maisons de pierres blanchies à la chaux, éparpillées au hasard, sans jardins ni barrières. Les moutons paissaient à volonté, libres d'aller et venir, au bord de la route à une voie, sur les premières pentes douces des collines, autour des portes des maisons.

J'ai particulièrement aimé cette charmante escapade, l'Ecosse qui transparaît à travers les pages (le rugby à Murrayfield, les hommes en kilt dans la rue, l'université, le Walter Scott Monument sur Princes Street, les allusions à Glasgow, au Loch Ness, à l'île de Skye et à ses monts Cuillins, la "participation" de Charlie MacLean, "nez" spécialiste de whisky) ainsi que la rencontre avec la femme du professeur Lettuce, éternel concurrent d'Isabel, lorsque les deux femmes prennent le thé au rez-de-chaussée d'un musée : un joli moment tout en finesse.

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D'un autre côté, quelques petites choses m'ont un peu énervée : les redites sur le physique de Jamie (on sait qu'il est très beau, qu'Isabel le trouve très séduisant, les autres femmes aussi... ok on a compris), le côté trop policé d'Isabel qui fait preuve d'une retenue toute britannique même avec son propre mari (cela me dérange depuis 2-3 volumes), des trucs carrément improbables (déjà notés par Keisha) ainsi que, sur un autre plan, les accents graves intempestifs à chaque "évènement" (grrr). Cela dit, je reste attachée à cette série-doudou.
281 pages

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Merci à la médiathèque car, deux semaines après avoir demandé si ce nouveau roman pouvait être commandé, je recevais une lettre signalant qu'il m'attendait et que je serai ainsi la toute première à lire cet exemplaire : wahou ! La bibliothécaire m'a par contre demandé de ne pas la "spoiler" car elle les lit aussi. ^_^