1549965 Mon antonia

J'avais beaucoup entendu parler de ce roman (cf le récent billet de Maliceavant de l'acheter d'occasion. A la fin du XIXe siècle, dans le Nebraska des pionniers, sur les plaines d'herbe rouge, un jeune garçon de 10 ans, Jim, s'installe dans la ferme de ses grands-parents, des gens doux et droits. Habitent aussi avec eux Otto, le régisseur cowboy, et Jake, un garçon de ferme fiable et solide. Non loin du domaine de Mr et Mrs Burden, vit une famille d'émigrés tchèques (venus de Bohème) qui a bien du mal à s'habituer à son nouvel environnement. Parmi les enfants Shimerda, il y a Antonia, bientôt surnommée Tony, une fille de 14 ans, courageuse, franche et sympathique. D'autres Européens habitent dans la région : beaucoup de Norvégiens, des Russes qui ont de sordides histoires de loups à raconter, des Allemands aussi. Ils vivent soit dans les fermes alentours soit dans la petite ville de Black Hawk. Ce roman raconte, sous forme d'autobiographie fictive, la vie des hommes et des femmes qui ont peuplé cette région, une existence rude et parfois impitoyable, mais aussi pleine de beaux moments.

Sans surprise, j'ai aimé le cadre rural et authentique, le contexte historique avec l'installation de ces familles venues du Vieux Continent, le destin de Lena, une des jeunes Européennes, partie chercher de l'or en Alaska (comment ne pas penser à La petite maison dans la prairie, par exemple ?), ainsi que la jolie relation installée au fil des années entre le narrateur et Antonia, amis-amoureux sur fond de récoltes et de "ville des chiens de prairie" (j'ai beaucoup aimé cet endroit). Par contre, les chapitres à l'université, avec plusieurs pages consacrées aux spectacles et au théâtre, m'ont moins intéressée. Au final, une lecture dépaysante, agréable mais très classique qui m'a du coup un petit peu déçue : je m'attendais à y trouver autre chose, un autre souffle, quelque chose de plus "percutant" peut-être.
332 pages