Au cinéma, j'ai toujours eu un faible pour les films-catastrophe : "Twister", "Le Pic de Dante" ou encore "San Andreas", j'adore ! Le thème de la fin du monde ou d'une menace pour notre chère petite planète bleue est donc un ressort qui me ravit ! Mes 3 chouchous sur ce point :

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Par contre, en littérature, je n'avais encore lu aucun vrai texte post-apocalyptique (les 12 ou 13 premiers tomes du comics Walking Dead, ça compte ?!). C'était donc un de mes objectifs de l'année.

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♡ Voilà pour commencer un récit de SF (écrit en 1942) passionnant (cf billet de suivi du RAT de février, qui a d'ailleurs donné envie à L'Or de relire ce texte ^_^) qui raconte la fin d'une certaine forme de civilisation...
En 2052, Paris est une mégalopole prospère, hérissée d'immenses tours d'habitations dont les appartements (ou les sous-sols pour les gratte-ciel des classes moins aisées) contiennent des vitrines à ancêtres (les trépassés ne disparaissent plus ; tels des mannequins chéris, ils font partie du quotidien : on vit autour d'eux ou on leur rend visite chaque jour ; seuls les criminels sont condamnés à être pulvérisés ; bref, la mort n'est plus une angoisse). Tous les gestes, déplacements et habitudes confortables du quotidien sont gérés par l'électronique : voitures et autobus aériens, "autostrades" au bitume luminescent, restaurants où n'officient plus aucun serveur, ascenseurs vertigineux. Certains immeubles de bureaux se rétractent même la nuit pour tenir moins de place ! Le "plastec" est partout et on ne cultive plus rien : viande, oeufs, lait, fruits et légumes sont désormais créés entièrement chimiquement en laboratoire. Seul le Sud-Est de la France demeure le "grenier" du pays : là-bas (l'auteur est né dans la Drôme :-p), on continue à cultiver la vigne, les champs et à élever du bétail. L'organisation géo-politique mondiale se trouve aussi dépeinte. Bref, j'ai été fascinée par la description que Barjavel fait du futur... et il n'est pas bien loin de notre réalité !

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L'histoire commence avec François, 22 ans, fils de paysans provençaux, monté à la capitale pour peindre et, en parallèle, devenir ingénieur chimiste. La jolie Blanche, de la ferme voisine, s'est elle aussi installée à Paris : officiellement, pour suivre la formation de l'Ecole Féminine, officieusement pour devenir une star de la chanson. Et c'est ce qu'elle est en passe de devenir, avec l'aide de l'imbuvable Jérôme Seita, directeur de Radio-300, lorsque tout s'effondre.
Brutalement, sans trop savoir pourquoi, les Français basculent dans un monde sans électricité ; les appareils tombent en poussière ; l'obscurité enveloppe Paris... avant qu'un gigantesque incendie dévore tout sur des centaines de kilomètres ! François, Blanche et d'autres personnages, comme le mécanicien Pierrot et sa jeune épouse enceinte, vont s'organiser pour fuir l'apocalypse. En bravant la loi martiale, en luttant contre les flammes, la cruauté humaine et le choléra qui fait son retour. Commence alors pour cette douzaine de survivants un terrible parcours pour tenter de quitter Paris, de s'éloigner des hommes redevenus des bêtes, et d'atteindre le Sud pour, peut-être, y créer une société qui tirera les enseignements de ses erreurs...

Wahou, quel souffle, quelle plume, quelle tension et quelles visions intéressantes ! J'ai adoré, vous l'aurez compris, et me voici dorénavant réconciliée avec Barjavel (dont j'avais carrément abandonné La nuit des temps il y a quelques mois). Un très grand roman (trouvé dans la réserve du collège ;-p) qui pose de vraies questions : que deviendrions-nous sans les sources d'énergies qui nous apportent confort et assurance au quotidien...? que serions prêts à faire pour sauver notre vie...?
313 pages

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♡ Ma seconde lecture sur ce thème fut également un énorme coup de coeur !! (lecture achevée en moins de 24h - pendant un jour de congé - c'est dire ! :-p) En 1954, l'année de parution du roman, c'était de la SF ; pour nous c'est déjà du passé...

Le monde est devenu fou, songea-t-il. Les morts s'y promènent à leur guise et cela ne m'étonne même plus. Il était devenu banal de voir les cadavres sortir de leur tombe. Comme il est facile d'admettre l'invraisemblable, avec un peu d'habitude !

En 1975, la planète a été confrontée à une épidémie massive : en effet, en un temps record, la population s'est transformée en une foule de buveurs de sang. Dormant la journée, sortant la nuit, s'entretuant, ces vampires représentent une menace pour Robert Neville, le héros de 36 ans vivant à Los Angeles, qui a déjà enterré sa fille et sa femme adorées. Désormais, barricadé dans sa maison métamorphosée en bunker imprenable, Neville s'est organisé pour survivre : réserves de nourriture, groupe électrogène, voiture bien entretenue, volets solides aux fenêtres, chapelets d'ail tout autour... Mais la solitude lui pèse tellement ! Pour oublier l'absurdité de sa condition et apaiser les désirs qui le rongent, il recourt à la musique classique et au whisky ; il prend aussi parfois des risques inconsidérés. Un jour, l'apparition d'un chien en plein jour lui rend espoir, mais pour combien de temps ? Et Robert, sans doute le dernier humain sur Terre, ne finira-t-il pas malgré tout par devenir une "légende" ?

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Là encore, j'ai été époustouflée par la tension continuelle que maintient Matheson ! Y compris dans les introspections du protagoniste, qui n'enlèvent rien à la vivacité ni à la force de ce récit passionnant ! Un incontournable, c'est certain. Enfin, comme j'ai vu l'adaptation en film (2007) en compagnie de Totoro il y a quelque temps déjà, je peux dire qu'avec Will Smith pas mal d'éléments du texte ont changé (par exemple, au lieu de L.A., on évolue dans un New York désert) mais franchement, le long-métrage est à la hauteur de l'écrit.
228 pages

Très emballée par cette thématique, j'aimerais poursuivre l'an prochain avec d'autres romans évoquant
virus mondiaux et joyeuses contagions - ça aussi, au cinéma, j'aime beaucoup :
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Pour finir, tout ça m'a rappelé un jeu vidéo auquel Totoro
a beaucoup joué ces dernières années : "The last of us".
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Pour les oreilles : "Attention, danger !".

Chez Kobaitchi qui m'accompagne dans cette aventure :
un 14 avril avec