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En ce 25 mars, Lou nous propose de chroniquer un TEXTE CLASSIQUE, dans la pure tradition des "British Mysteries". Depuis longtemps, je prévoyais de lire L'Oncle Silas de Le Fanu mais comme il n'est pas disponible à la médiathèque et qu'il est assez difficile de le trouver d'occasion à des prix abordables, mon choix s'est finalement porté sur La Main de Wylder.

Ce récit romantique (Schiller et Ghoete y sont cités, la nature y reflète "la poésie des amours mortes et de l'aventure") commence avec une famille maudite dont les 2 branches (les Wylder et les Brandon) sont appelées à se réunir par un mariage de convenance. Dorcas Brandon doit épouser Mark Wylder. Un narrateur à la première personne (Charles de Cresseron, un vieil ami du promis) réside dans l'ancestrale demeure des Brandon en attendant le mariage et fait office de témoin. Mais bientôt, le fiancé disparaît mystérieusement... Pourquoi ?
La distribution comprend également u
ne jolie cousine qui vit recluse dans sa chaumière et se satisfait de son jardin ; un cousin ancien militaire peu recommandable ; une vieille Lady acariâtre ; et quelques terrifiantes apparitions nocturnes (le spectre de l'oncle Lorne, vieillard blanc au long menton, m'a fait penser au fantôme de Marley chez Dickens). 

"Dans toutes les vieilles maisons, bien sûr, on risque toujours des aventures. Où le merveilleux trouverait-il refuge sinon dans les chambres et les labyrinthes qui ont vu les vicissitudes, les crimes et la mort des générations d'hommes qui les ont occupées ?"

Des complots dans l'ombre des feuillages, de terribles secrets, des règlements de comptes, des lettres étranges, un spectre, des révélations ; sans oublier quelques réactions passionnées et une atmosphère qui évoquent Les Hauts de Hurlevent...

"Jusqu'ici, les hommes de cette famille ont été les plus grands scélérats de toute l'Angleterre, et leurs femmes les plus belles et les plus têtues."

Les ingrédients étaient prometteurs, malheureusement je n'ai pas réussi à rester captivée jusqu'au bout. A partir de la page 150, j'ai allègrement survolé des chapitres entiers. D'une part, parce que ce genre de récit s'écoule très lentement, et ce n'est pas ce que je recherchais à ce moment-là. D'autre part, parce que j'avais pressenti le dénouement depuis bien longtemps déjà et que mon intérêt s'était émoussé : "tout ça pour ça ?!". La Main de Wylder reste toutefois un roman de qualité, dans la veine d'un Wilkie Collins, contemporain de Le Fanu.
520 pages

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(billet 2019 n°9)