Le thème "Halloween" des 3 prochains jours est : "American Halloween".

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Mi-août, Totoro m’a enfin convaincue de regarder la série "Stranger things" réalisée par les frères Duffer pour Netflix : wow !! En à peine plus de 24 heures, j’avais englouti la première saison (8 épisodes de 50 minutes environ – dès que le Loustic dormait, hop, on traversait l’Atlantique et le temps).

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Automne 1983 (^_^), à Hawkins dans l’Indiana.
Comme souvent, 4 inséparables collégiens (William Byers dit Will, Mike Wheeler, Dustin et Lucas) se retrouvent au sous-sol de la maison de Mike. Ses parents, stéréotypes lisses et sans beaucoup de cervelle, lui laissent le traditionnel "basement" du foyer américain typique, et ce ne sont pas Holly, sa petite sœur de 3 ans, ni Nancy, son aînée de 16, qui vont venir l’y chercher. Fans du "Seigneur des Anneaux" et amateurs de jeux de rôles, ces gamins tout à la fois férus de science et de fantasy se livrent à de longues parties de "Donjons et Dragons" animées !
Ce 7 novembre, alors que la nuit est déjà tombée (et que d’étranges événements viennent de se produire dans l’usine de production d’électricité du coin), Mike regarde ses 3 copains rentrer chez eux à vélo. Will et Dustin doivent emprunter la route qui longe la forêt (et l’énigmatique centrale électrique) mais, faisant la course, ils se séparent vite : Will disparaît ce soir-là. Sa mère Joyce (Winona Ryder, excellente dans le rôle) et son grand frère Jonathan ne se rendent compte de sa disparition que le lendemain matin et préviennent le shérif Hopper (incarné par le charismatique David Harbour, sorte de Jack Nicholson moderne, en moins flippant). L’enquête commence… D’autant qu’en 8 chapitres (correspondant à 8 jours), 6 autres personnes se sont déjà ou vont s’évaporer à leur tour.

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Une ambiance à la fois captivante, familière et angoissante à la "Twin Peaks" (il y a même le lycée, la voie ferrée, et on a, en plus, le lac entouré des falaises de la carrière : visuellement très beau), la petite ville et la bande de jeunes amis comme dans "Les Goonies", l’importance du vélo à la façon de "E.T.", quelques personnages ambigus juste ce qu’il faut, la figure de Joyce admirable dans sa détermination, les années 80 style "Retour vers le futur" parfaitement reconstituées, une créature digne d’"Alien", un plan d'attaque final qui rappelle celui dans "Maman, j'ai raté l'avion", une musique originale hypnotique et une bande-son extra (The Clash, David Bowie…), un casting irréprochable : que n’ai-je découvert ce feuilleton plus tôt !? Coup de cœur et addiction immédiats (et quand j’aime une série, c’est "no limit", comme dit ma moitié :-p).

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Evidemment, je n’ai donc guère pu attendre avant d’enchaîner avec la saison 2 (comment résister en voyant les dernières images de la première saison, franchement ?!), rattrapant ainsi Totoro dans sa progression (héhé ^_^)... et, en 2 jours, on avait regardé les 9 épisodes, qui se passent quasiment un an plus tard. Début le 28 octobre 1984.

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Si les passages consacrés à la quête d'Eleven ne m'ont pas vraiment convaincue (mais ils ont leur importance pour la suite, assurément), l'intrigue implantée (c'est le cas de le dire) à Hawkins est presque aussi prenante que celle de la saison 1. Par contre, ce pauvre Will ! Comment fait-il pour endurer tout ça ? Et Joyce ?! Respect parce que, encore une fois, elle assure !

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Ce que j'ai préféré : les déguisements d'Halloween en "Ghostbusters", l'évolution du personnage de Steve et sa relation avec les "gamins" en particulier avec l'impayable Dustin, le professeur Clarke que j'adore et que j'aurais tant aimé avoir en classe, la musique toujours (Scorpions, Dolly Parton et Kenny Rogers, Bon Jovi, Cyndi Lauper, The Police...), le rôle joué par Sean Astin (le héros des "Goonies" en son temps... avant qu'il n'incarne Sam dans "Le Seigneur des Anneaux", bref une double référence essentielle pour l'univers de "Stranger things", sans oublier le super personnage interprété par Paul Reiser ("Dingue de toi") ! Bref, que du bon.

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Après un court flashback en juin 1984, nous voilà à présent en juin 1985 : à nous les chemises bariolées, les jupes-culottes à rayures, la piscine municipale, la fête foraine du 4 juillet, les camps de vacances, les jobs d'été, les séances shopping au centre commercial tout neuf... et même les averses estivales.

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Cette 3e saison est largement à la hauteur de la première : aucune baisse de régime, des "équipes" de personnages croustillantes et efficaces, des personnages secondaires qui passent au premier plan et qu'on découvre absolument géniaux, et encore plein de clins d'oeil qui font plaisir (côté musique, Depeche Mode et Madonna ; côté télé, c'est "Magnum" la grande star ; pour le cinéma : "Retour vers le futur", "Terminator" et "L'histoire sans fin").

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Bref, une saison 4 est en préparation : s'il vous plaît, vite, VITE, VIIIITE !!!

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