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TroisiÚme bouquet sur le thÚme : l'hiver cÎté vintage.
Suivez de prĂšs les
 
cadeaux-coups de coeur !

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(bande-annonce)

🎁 Une rencontre longtemps diffĂ©rĂ©e a enfin eu lieu : j'avais repĂ©rĂ© le film "Mrs Santa Claus" (1996) depuis plusieurs annĂ©es sans jamais le trouver nulle part. Eh bien, ça y est, je l'ai enfin dĂ©nichĂ© en import, Ă  un prix dĂ©fiant toute concurrence : quelle joie ! Ma chĂšre Angela Lansbury (une voisine qui vit en haut de notre impasse lui ressemble tellement) y incarne l'Ă©pouse du PĂšre NoĂ«l et elle en a assez de rester Ă  la maison pendant que son mari reçoit tous les honneurs et s'amuse dans le monde d'en bas une nuit par an. AprĂšs tout, on est en 1910 et les femmes montrent qu'elles existent aussi !

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Notre lady des neiges s'offre donc une promenade en traĂźneau mais un des rennes montre des signes de faiblesse : Mrs Claus est obligĂ©e d'atterrir Ă  New York, dans l'East Village de Manhattan, alors le plus colorĂ© des quartiers, oĂč les gens viennent de partout (surtout d'Italie), sont joyeux et amicaux. Cependant, les enfants pauvres s'y font exploiter et une jeune femme tente vainement de faire entendre sa voix de suffragette. Mrs Claus (enfin, "Mrs North" pour passer incognito) va tomber sous le charme de cet endroit et de ces gens qui l'accueillent Ă  bras ouverts... et va peut-ĂȘtre mĂȘme dispenser un peu de sa magie pour rĂ©tablir certaines injustices. Pendant ce temps, le PĂšre NoĂ«l s'ennuie terriblement sans sa femme...

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Savoureux mix entre "Mary Poppins", "L'apprentie sorciÚre" et "Miracle sur la 34Úme Rue", cette comédie musicale à l'ancienne est un bonheur à regarder et à entendre ! Angela Lansbury, mutine à souhait, rayonne totalement ; toutefois, les autres acteurs sont décidément à la hauteur, eux aussi. Les décors sont somptueux, les chorégraphies soignées, le ton infiniment tendre et les mélodies de Jerry Herman sont de vrais petits bijoux ! A ne pas manquer.

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🎁 Le roman amĂ©ricain A Redbird Christmas de Fannie Flagg (Beignets de tomates vertesMiss Alabama et ses petits secrets, petit rĂŽle dans "Grease") attendait lui aussi son heure dans ma P.A.L (dĂ©sormais rĂ©duite) depuis dĂ©jĂ  plusieurs hivers ! C'est que je n'avais plus lu en anglais depuis longtemps, je faisais ma timide... ;-) En français, ce livre aux accents vintage s'intitule Un lieu bĂ©ni : Milly et Mya Rosa en ont dĂ©jĂ  parlĂ© et m'avaient donnĂ© envie de le dĂ©couvrir.

(Ci-dessous : une part de notre cake moelleux à l'orange ? J'en connais un qui s'est régalé pendant la préparation... ;-p)
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Habitant de Chicago, Oswald T. Campbell, 52 ans, n'a jamais eu de chance dans la vie : élevé dans un triste orphelinat, fragile des poumons depuis toujours, refusé pour servir son pays pendant la guerre, divorcé, sans enfants, vivant de la chiche pension qu'il reçoit chaque mois, il se voit en plus expliquer par son médecin qu'il n'a plus que quelques semaines à vivre. Il doit en outre absolument fuir les rigoureux hivers de l'Illinois et envisager de passer Noël sous des latitudes plus clémentes... C'est en consultant une trÚs vieille publicité qu'il décide de déménager à Lost River, bourgade située sur une petite ßle de l'Alabama, quasiment coupée du monde, envahie par une végétation luxuriante et une faune merveilleuse !

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Le hasard - et l'opĂ©ratrice du tĂ©lĂ©phone - le mettent en lien avec Frances Cleverdon, une veuve Ă©lĂ©gante et pleine de bonne volontĂ©, prĂ©sidente de la Lost River Community Association et de la Mystic Order of the Royal Polka Dots Secret Society. Un cĂ©libataire s'installant Ă  Lost River, oĂč les femmes seules ne manquent pas, est une bĂ©nĂ©diction et elle envisage immĂ©diatement de caser son impossible soeur Mildred avec Oswald. A moins qu'elle ne le rĂ©serve Ă  Bettie, l'employĂ©e des postes (qui a toujours rĂȘvĂ© de devenir une femme de lettres, mais pas dans ce sens-lĂ ) ou Ă  Betty, chez qui Mr Campbell va loger...

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As a rule, Oswald rarely ate three whole meals in one day, but on his first day, in Lost River, after a huge breakfast, for lunch he ate baked chicken, a bowl of big fat lima beans, mashed potatoes, three pieces of corn bread and honey with real butter (not the whipped margarine spread he usually bought), and two pieces of homemade red velvet cake. That night at dinner, he finished everything on his plate, plus two servings of banana pudding, which pleased Betty no end. She liked a man with a big appetite.
He went up to bed right after dinner. As he reached the top of the stairs, Betty's mother, who had no teeth, poked her head out of her room and yelled, "Have the troops been fed yet ?"
He did not know what to say so he said, "I think so."
"Fine", she said, and slammed her door.
Oh dear, thought Oswald.

Mais on sait que le destin se montre parfois facĂ©tieux... Comme le jour oĂč Jack, un minuscule cardinal rouge au bec noir, s'est pris d'amitiĂ© pour Roy et son general store, ou encore quand la petite Patsy est venue pour la premiĂšre fois admirer Jack Ă  travers la vitrine...

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Oswald was handed a plate and pushed to the long table, full of more food than he had ever seen : fried chicken, ham, turkey, roast beef, pork chops, and every kind of vegetables, pies and cakes you can imagine. At the end, sat two huge round cut-glass punch bowls of thick, delicious-smelling eggnog.

Tous ces personnages, et bien d'autres encore car on est visiblement généreux en Alabama, vous accueilleront gentiment chez eux, vous nourriront de bons petits plats, vous émouvront à chaque page, vous redonneront foi en l'humanité et vous feront croire aux miracles de Noël ! Un de ces récits qui parlent de la Vie avec des mots si apaisants qu'ils contribuent à la rendre plus jolie. A lire absolument.
207 pages
 

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🎁 PrĂȘts pour une chronique dodue ? Voici L'Auberge du PĂšlerin d'Elizabeth Goudge, paru en France en 1949. Angleterre, aprĂšs-guerre : les tickets de rationnement ont toujours cours, les jupes des jeunes femmes doivent tomber Ă©lĂ©gamment, les enfants portent "des blouses Ă  smocks, des chandails couleur de miel, de jade ou de cerise, des culottes noisette ou bleu turquoise". Et c'est tout un petit monde qui se prĂ©sente Ă  nous au fil des chapitres... Il y a d'abord Sally Adair, 21 ans, orpheline de mĂšre et fille d'un portraitiste riche et cĂ©lĂšbre.

Elle se plaisait à allumer un vrai feu de bûches et de pommes de pin, pour griller les tartines au bout d'une longue fourchette. Elle aimait la courbe gracieuse des vieux escaliers, et la joie qu'on éprouve à monter et descendre en courant. Et elle préférait de beaucoup écrire une lettre et aller la mettre à la poste, plutÎt que de prendre le téléphone.

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Il y a ensuite Nadine, sĂ©parĂ©e un temps de son mari gĂ©nĂ©ral, Georges, avec qui elle a 5 enfants, dont de terribles jumeaux aussi inventifs que turbulents. Puis on rencontre David, l'aĂźnĂ© des neveux de Georges, qui a un temps fait battre le coeur oisif et dĂ©laissĂ© de Nadine et qui, dĂ©sormais, plaĂźt beaucoup Ă  Sally. Oh ! Et voici Lucilla, la matriarche gentiment manipulatrice, mĂšre de Georges, grand-mĂšre de David et des 5 autres petits. Lady Lucilla Eliot habite un vieux manoir oĂč la vie a bien changĂ© depuis la guerre : les domestiques sont partis, on ne se change plus 3 fois par jour et la maison n'est plus tenue que par Marguerite, la fille restĂ©e cĂ©libataire.

Marguerite avait fait un sérieux effort, ce soir-là. Avec le porridge et les sardines grillées, elle avait servi une purée de pommes de terre, et des pruneaux cuits, tellement ratatinés qu'elle les gardait sûrement depuis longtemps en réserve pour quelque invité de marque.

A quelques kilomĂštres de cette rĂ©sidence familiale, se trouve L'Herbe de GrĂące, une auberge de pĂšlerins du XVIe siĂšcle, rassurante, amicale, confortable et riche en recoins secrets. Devenue maison d'hĂŽtes, la bĂątisse cherche de nouveaux propriĂ©taires : c'est donc lĂ  que, quittant Londres, Georges et Nadine, leur progĂ©niture et Jill, la nouvelle et trĂšs attendue bonne d'enfants, vont s'installer pour un nouveau dĂ©part, tout en accordant l'hospitalitĂ© aux voyageurs qui se prĂ©senteront. C'est d'ailleurs Ă  L'Herbe de GrĂące qu'un couple d'artistes trouve bientĂŽt asile. Dans ce petit coin de campagne, les sensibilitĂ©s de chacun vont devoir s'accorder, avec, en toile de fond, une paisible riviĂšre d'un cĂŽtĂ© et une forĂȘt un brin fĂ©Ă©rique de l'autre (Le Vent dans les Saules est une rĂ©fĂ©rence rĂ©currente). On sert du civet, des harengs grillĂ©s, du jambon, des oeufs, des tartines de miel, du biscuit de Savoie, des charlottes aux pommes, des beignets Ă  la confiture de framboises...

Lisez donc cette description : Maintenant, les portes Ă©taient fermĂ©es, et les rideaux soigneusement tirĂ©s pour masquer le triste crĂ©puscule grisĂątre. Au lieu du clapotis de l'eau contre la digue, on entendait le chuchotement des flammes ; au lieu du parfum des fleurs, on respirait l'odeur des marrons grillĂ©s, du feu de bois, du cafĂ©, des lampes Ă  pĂ©trole et de l'encaustique.
Quant aux festivitĂ©s de NoĂ«l, elles arrivent en point d'orgue et qu'elles sont belles et enveloppantes ! En quittant leurs manteaux, les invitĂ©s se rĂ©criaient de plaisir Ă  la vue du vaste hall, de la bĂ»che de NoĂ«l flambant, dans l'Ăątre et des lampes enguirlandĂ©es de houx, fichĂ©es dans les candĂ©labres tout au long des murs.

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Au printemps dernier, Choco-Mum m'avait mis ce livre d'occasion de cĂŽtĂ© ; peu de temps aprĂšs, heureux hasard, Romanza en a parlĂ© sur son blog : comme elles, j'ai aimĂ© l'apaisement et la douceur que ce roman dĂ©licat et gĂ©nĂ©reux procure. Lire L'Auberge du PĂšlerin aura un peu Ă©tĂ© comme se blottir au creux d'une chaude couverture : un tendre moment, empli de bienveillance et d'une dĂ©licieuse atmosphĂšre surannĂ©e, poudrĂ©eso british...
411 pages

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🎁 Et voilĂ  un magnifique (et immense) album anglais dĂ©nichĂ© par hasard sur le site de notre mĂ©diathĂšque, L'ours du grenier de Catherine Allison et Neil Reed, paru en 2004 sous le titre Brown Paper Teddy Bear. EnrhumĂ©e, la jeune Lucie dort dans la grande maison de son grand-pĂšre lorsqu'elle dĂ©couvre, dans un vieux placard oubliĂ©, le Nounours de son papy quand il Ă©tait petit.

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La peluche, qui bouge et parle, l'entraĂźne alors dans son charmant pyjama Ă  carreaux rouges et dans un fantastique voyage nocturne pour aller rendre visite Ă  ses amis les jouets anciens : que c'est joli et poĂ©tique ! Le Lardon et moi (enfin, surtout moi, en fait ^_^) avons adorĂ© et observĂ© chaque double-page aux illustrations ultra-rĂ©alistes, Ă©lĂ©gantes et un brin scintillantes. Une charmante rencontre (et notre carrelage est vintage, lui aussi ;-p).
27 (trĂšs grandes) pages

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🎁 Pour finir, notre calendrier mural familial 2021 signĂ© Susan Branch est arrivĂ©. Cette fois, j'ai choisi "This Old House" : encore de merveilleuses photos pour rĂȘver de Nouvelle-Angleterre. Un rĂ©gal pour les yeux et pour le coeur, de jolies promesses pour toute l'annĂ©e.

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(Mya Samarian - Chicky Poo : billet 2020 n°4)